À l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique et du lancement officiel de l’Année sino-africaine des échanges humains et culturels 2026, Samia Yaba Christina Nkrumah, fille du premier président ghanéen Kwame Nkrumah, réveille une histoire commune et plaide pour un développement durable inspiré du modèle chinois.
Sur l’invitation du Centre d’études africaines de l’Université de Pékin, Samia Yaba Christina Nkrumah est venue en Chine pour préparer la publication en Chine de son ouvrage « Souvenirs de mon père Kwame Nkrumah ».
Rédigé d’un point de vue familial et personnel, l’ouvrage retrace les liens étroits entre Kwame Nkrumah et les premiers dirigeants de la nouvelle Chine. Il constitue un document essentiel pour comprendre l’évolution des relations sino-africaines et une expression vivante du consensus anti-néocolonial.
« Il admirait le président Mao et le Premier ministre Zhou Enlai pour leur leadership dans la conduite du pays vers un développement industrialisé. Comme vous le savez parfaitement, la Chine investit massivement sur le continent, et vous n’interférez pas dans nos efforts, vous ne nous imposez aucune condition. C’est une relation fondée sur le respect mutuel, la compréhension et l’égalité », a déclaré Samia Yaba Christina Nkrumah, fondatrice et directrice de la Fondation Kwame Nkrumah.
L’histoire commune et l’héritage précieux de la lutte contre le colonialisme inspirent fortement les jeunes Chinois et Africains, renforçant leur détermination à perpétuer cette amitié.
« C’est une réflexion que nous pouvons approfondir : nous pouvons nous demander pourquoi se battait la génération de nos grands-parents, et transposer cet idéal au monde moderne. Pour les Africains, ce qui est le plus précieux, c’est que nous disposons d’un modèle à suivre, à savoir la Chine aujourd’hui. En approfondissant nos liens et en nous inspirant de la gouvernance mise en œuvre en Chine, je pense que nous pourrons enfin réaliser le rêve pour lequel luttaient nos leaders de l’indépendance », a exprimé Kwame Thomas Melega, directeur de la Fondation Kwame Nkrumah.
« Nous, jeunes Africains, nous voulons aussi apprendre de la Chine pour voir l’esprit de la Chine. Comment la Chine a-t-elle pu maintenir sa culture, maintenir cette vigueur et arriver au développement ? Et alors les pays africains voudraient aussi arriver à cela. C’est vrai, le panafricanisme est là, mais nous avons encore beaucoup de chemin à faire », a indiqué le Dr Joseph Olivier Mendo’o, chef de la Délégation des jeunes africains en Chine.
Avec CCTV+



