Le Lycée Toyokana, à Kasa-Vubu, a accueilli ce lundi l’inauguration de son nouveau Centre de langue russe, fruit d’une coopération exemplaire entre la RDC et la Russie. Cet événement, marqué par des discours inspirants, a célébré l’intelligence collective et ouvert des horizons sans frontières pour la jeunesse congolaise.
M. John Makanzu, Directeur général de Global Visa Agency et du Centre de langue russe Mgr Bokeleale, a ouvert la cérémonie en saluant les réalisations des trois dernières années.
« Plus de 200 apprenants formés depuis 2023, des immersions pour 145 jeunes en Russie (Voronej, Moscou, Saint-Pétersbourg, Kazan), des visites de professeurs russes ayant formé 500 Congolais, et un partenariat avec la Zone économique d’Alabuga employant 17 jeunes filles», a-t-il indiqué.
Selon lui, maîtriser le russe est une arme de construction massive.
« Se réunir ici n’est pas seulement un acte académique ou administratif ; c’est une célébration de l’intelligence collective et du dialogue interculturel. Nous ne sommes pas simplement venus inaugurer un centre de langue, mais aussi ouvrir une porte internationale et nationale », a-t-il fait savoir.
« Une porte qui relie Kinshasa à Moscou, en offrant à la jeunesse congolaise un horizon sans frontières », a-t-il poursuivi.
Il a également rappelé que récemment, le Festival Kin-Moscou (du 6 au 9 avril 2026) a réuni 300 jeunes pour renforcer les liens bilatéraux.
De son côté, Serge Buanga Buanga, professeur de russe à l’Académie diplomatique congolaise et ambassadeur de l’éducation russe en RDC, a promis des partenariats avec des universités russes (Voronej, RUDN, Saint-Pétersbourg).
« Des échanges culturels, des immersions linguistiques et des bourses seront implémentés dès que le centre sera opérationnel, en débutant par le niveau A1 (alphabet, présentations, grammaire de base) », a-t-il précisé.
Prenant la parole, la Sœur Fabiola, préfet des études de cet établissement, a souligné que le plurilinguisme est une richesse.
« La langue n’est pas une barrière, mais un pont pour le développement socio-économique. La promotion de la diversité linguistique, comme l’ont souligné nos chefs d’État, notamment lors du sommet de la Francophonie, il est essentiel de valoriser le plurilinguisme comme richesse et non comme obstacle», a-t-elle souligné.
Et d’ajouter que : « Il s’agit de rassembler nos énergies et de dépasser les cadres disciplinaires classiques, comme le font brillamment les chercheurs en sociolinguistique et didactique aujourd’hui».
« Les langues que nous enseignons et partageons sont des outils de développement socio-économique et de création de nouvelles connaissances», a-t-elle conclu en remerciant l’Ambassade de Russie ainsi que l’ensemble des partenaires.
La rédaction



