Des entreprises chinoises spécialisées dans la production de poria, un précieux champignon médicinal, transfèrent leurs technologies aux agriculteurs de la République du Congo et le poria produit dans ce payf d’Afrique est qexporté vers la Chine, d’après CCTV+.
Alors que certaines grandes puissances ferment leurs marchés et multiplient les barrières douanières, la Chine choisit l’ouverture. À partir du 1er mai 2026, elle supprimera 100 % des droits de douane sur les produits venant de 53 pays africains. Une décision historique aux conséquences bien concrètes, illustrée par la coopération sino-africaine de la production du poria.
Le poria pousse sur les racines du pin. Cela fait plus de 2 000 ans qu’il est consommé et utilisé par la médecine traditionnelle chinoise. Aujourd’hui, on le trouve aussi bien dans des bouillies que dans des biscuits ou des compléments alimentaires. Le poria fait partie du quotidien des Chinois. Et sur le marché mondial, le poria de Jingzhou est le noyau central.
Jingzhou, dans la province chinoise du Hunan, concentre à elle seule les deux tiers du commerce mondial du poria. Chaque jour, des milliers de tonnes de poria y transitent. Mais maintenant, une partie de poria sont importée d’Afrique.
Interrogé sur le risque de créer de la concurrence en formant les locaux africains à cultiver le poria, Li Huanguo, PDG de Guoling Technology, a répondu : « Non. Le marché est immense. Nous leur apprenons des techniques de culture normalisées, afin qu’ils puissent nous fournir des matières premières de meilleure qualité et plus stables. En retour, nous utilisons notre capacité de R&D et de transformation pour créer des produits alimentaires et pharmaceutiques à plus haute valeur ajoutée, que nous vendons ensuite dans le monde entier. C’est un modèle gagnant-gagnant où 1+1 est supérieur à 2.«
Tout cela découle de la vision gagnant-gagnant à plus long terme. Lors du sommet du Forum sur la coopération sino-africaine à Beijing en 2024, l’accès au marché chinois a été accordé au poria de la République du Congo. Li Huanguo a aidé à mettre en place une culture normalisée afin d’obtenir une source de matières premières stable et de haute qualité. Le transfert de technologies est le point de départ de cette chaîne industrielle. L’expérience chinoise en matière de culture s’enracine en Afrique, améliorant non seulement les compétences agricoles locales, mais garantissant également que les matières premières renvoyées en Chine à l’avenir seront de haute qualité et conformes aux normes.
« Tous ces produits viennent de la République du Congo« , indique un intervenant.
La stabilité politique donne aux entreprises la plus grande confiance. C’est précisément parce que la franchise douanière est sur le point d’être pleinement appliquée que l’entreprise Guoling Technology a signé, en février 2026, un contrat d’achat de 3 000 tonnes sur trois ans. La suppression des droits de douane se traduit par une baisse significative des coûts et une compétitivité internationale renforcée. Avant la suppression, le droit de douane sur l’importation de poria était de 6 %, soit un coût de 1 690 dollars américains par tonne. À partir du 1er mai 2026, avec un droit de douane de 0 %, le coût tombe à 1 594 dollars américains par tonne, soit une économie de 96 dollars américains par tonne.
« Ici le Congo, ici vous pouvez planter les choses, vous plantez et allez vendre en Chine. La Chine est un grand pays et un grand marché là-bas, vous allez vendre et comme ça au retour, y aura beaucoup d’argent. Ça va aider aussi nos familles, comme ça nous allons travailler pendant une longue durée. Je vous rassure, venir s’implanter« , Paul, coopérateur congolais, déclare
Les bénéfices ne se limitent pas aux chiffres des entreprises, se voient aussi dans la vie des agriculteurs africains. Grâce à cette politique, les échanges sont plus fluides, plus prévisibles. Et concrètement, les opportunités de développement se transforment en bien-être pour les populations des deux pays. Aujourd’hui, ce que les gens comme Li Huanguo font, c’est transmettre des compétences, former sur place. Ce n’est pas qu’une affaire commerciale. C’est du développement durable, basé sur l’idée qu’il vaut mieux apprendre à pêcher que donner du poisson.
Ces porias d’Afrique donnent naissance à divers produits, surtout à une époque où l’on se soucie de plus en plus de l’alimentation-santé. Ici, les matières premières africaines font un bond en avant grâce à la technologie. Li Huanguo ne veut pas juste importer et revendre. Son objectif : créer une chaîne de valeur complète. La culture en Afrique, la recherche et le développement en Chine, et la vente dans le monde entier.
Avec CCTV+



