La ministre honoraire des Droits humains, Chantal Chambu, a présidé ce samedi 9 août le vernissage du livre « Je m’engage en politique, Femme, allume ta flamme pour les changements positifs » de Faida Mulengabyuma. Une cérémonie riche en enseignements, organisée en présence de personnalités engagées, dont l’ancien ministre du Tourisme Elvis Mutiriwabashara, et axée sur un constat alarmant, celui de la RDC qui accuse un retard criant en matière de parité politique.
Publié en janvier 2025 aux éditions Inde e‑books et disponible sur Amazon, l’ouvrage se veut à la fois un manifeste et un manuel d’action pour les femmes aspirant à une carrière politique. L’auteure y dénonce les obstacles systémiques qui freinent leur ascension.
« Les déterminants socioculturels musèlent la parole des femmes. Les déterminants économiques les privent d’autonomie. Et les textes juridiques, souvent progressistes, peinent à être appliqués », a expliqué Faida Mulengabyuma, citant un rapport de l’ONU prévoyant 130 ans avant d’atteindre la parité mondiale.
« Pourquoi pas 50 ans ? La RDC peut et doit accélérer ce processus », a-t-elle lancé, rappelant que seulement 13 % des sièges parlementaires sont occupés par des femmes après les élections de décembre 2023.
L’autonomie économique, clé de l’émancipation politique
L’auteure a insisté sur un levier majeur qui est la puissance financière comme outil de libération. « La force économique n’est pas un luxe, c’est un levier. Sans indépendance matérielle, comment une femme peut-elle briguer un mandat ou résister aux pressions ? », a interrogé l’écrivaine.
Un message repris par Chantal Chambu Mwavita, qui a salué un acte de transmission audacieux.
« Ce livre n’est pas qu’un discours, c’est une boussole. On ne fait pas la politique pour être riche, mais pour défendre des causes. Aux femmes de s’engager sans peur, car chaque voix compte».
La cérémonie, rassemblant politiciens, activistes et journalistes, s’est achevée sur un engagement commun celui de faire de ce livre un outil de plaidoyer concret.
« Il ne suffit pas de le lire, il faut le partager, le discuter et surtout, agir », a conclu Mulengabyuma, appelant à des quotas plus stricts, des fonds de campagne dédiés et un mentorat actif.
La rédaction



