Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a donné le coup d’envoi, le samedi 5 juin dernier, à Kinshasa, d’une table ronde consacrée au « Crédit Bonobo ». À cette occasion, il a salué un projet audacieux qui, selon lui, constitue un mécanisme de financement inédit pour la sauvegarde et la valorisation de la biodiversité, tout en apportant des bénéfices concrets aux communautés locales et aux peuples autochtones.
Organisée grâce à un partenariat entre le ministère de l’Environnement et développement durable, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et la Fondation du Zoo d’Anvers (AZF), cette rencontre s’est déroulée sur deux jours dans la capitale congolaise. Elle se poursuivra à Anvers, en Belgique, du 7 au 8 juillet, jusqu’à sa clôture.
Dans son intervention, le Chef de l’État a qualifié le « Crédit Bonobo » de démarche ambitieuse et novatrice, marquant une étape cruciale vers la création de la plus vaste réserve terrestre protégée au monde.
« Ce projet ne se limite pas à sa dimension écologique ; il traduit également une vision sociale et économique, visant à préserver notre patrimoine naturel tout en améliorant les conditions de vie de millions de Congolais impliqués dans la protection de la biodiversité », a-t-il affirmé.
Le Président Tshisekedi a également souligné que cette table ronde constitue une plateforme idéale pour structurer un plaidoyer international en faveur de mécanismes de crédits biodiversité adaptés à chaque espèce endémique, telles que le Bonobo, l’Okapi et le Gorille des montagnes.
De son côté, le Directeur général de l’ICCN a insisté sur l’importance de cette rencontre, qu’il considère comme une opportunité stratégique pour renforcer les initiatives de la RDC dans le développement de systèmes de paiement pour services environnementaux dans le Bassin du Congo.
Depuis son accession au pouvoir, Félix Tshisekedi a lancé plusieurs réformes destinées à consolider la conservation de la biodiversité et à améliorer le bien-être des populations locales. L’une de ces initiatives phares est la mise en place du Couloir Vert Kivu-Kinshasa, couvrant 544 000 km² et visant à protéger plus de 100 000 km² de forêt primaire, riche d’une mégafaune exceptionnelle. Cette action place la richesse naturelle du pays au cœur du développement durable, tout en garantissant le respect des droits des peuples autochtones.
À noter que l’AZF et l’ICCN mènent déjà un projet d’habituation des Bonobos dans la réserve de Lomako Yokokala, située dans la province de la Tshuapa.
La rédaction



