La République démocratique du Congo a officiellement lancé, ce jeudi 22 mai 2025 à Kinshasa, l’atelier de restitution de sa nouvelle éligibilité au Fonds des Nations unies pour la consolidation de la Paix (PBF) pour la période 2025-2029. Organisé à Kinshasa, cet atelier de deux jours vise à présenter la vision stratégique du nouveau cycle d’éligibilité et à valider sa théorie de changement, un outil innovant pour orienter la planification et l’évaluation des projets de consolidation de la paix.
Prenant la parole au nom du Vice-premier ministre, ministre du Plan, John Kukulu, Directeur-chef de service du Secrétariat des fonds de contrepartie, a salué le renouvellement de l’éligibilité du pays, fruit des efforts conjoints du Gouvernement et des Nations unies. « La paix est une question essentielle, même existentielle, pour la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré. « Tous les efforts déployés par le Gouvernement visent à rétablir, sur l’ensemble du territoire national, une paix réelle et pérenne, et à créer les conditions de développement durable », a-t-il insisté.
Ce nouveau cycle s’articule autour de trois priorités à savoir : la gouvernance et la prévention des conflits, la résilience des communautés, et la protection des civils dans le contexte de la transition post-Monusco. L’introduction d’une théorie de changement constitue une avancée majeure, intégrant les leçons de l’évaluation du portefeuille 2019-2024.
Sheila Romen, Coordinatrice du Secrétariat du PBF en RDC, a, pour sa part, salué cette éligibilité renouvelée pour la quatrième fois. « Ceci est une reconnaissance forte des efforts entrepris, mais aussi une responsabilité collective renouvelée », a-t-elle souligné.
Elle a mis en exergue la nécessité d’une appropriation nationale du processus. « Cet atelier nous offre une opportunité précieuse de discuter de notre contribution au pilier paix du Nexus humanitaire-paix-développement, en lien avec les priorités nationales et les partenaires internationaux ».
La participation active d’institutions publiques, d’agences des Nations unies, d’organisations de la société civile et de partenaires techniques et financiers reflète l’importance de la synergie pour répondre efficacement aux causes profondes des conflits.
La rédaction



