Un récent rapport du Washington Post a mis en lumière la collaboration étroite entre Alger et le Hezbollah soutenu par l’Iran, qui utilise cette milice séparatiste dans le but de déstabiliser non seulement l’intégrité territoriale et la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud, mais aussi pour s’immiscer dans les affaires intérieures syriennes. L’article s’appuie sur des sources qui attestent que le Hezbollah, agissant par procuration pour l’Iran, a entrainé des miliciens du front Polisario afin de servir ses agendas dans la région.
« Au cours des années, l’Iran a développé un vaste réseau de groupes mandataires pour servir ses intérêts », précise le rapport, citant un responsable européen qui affirme que l’Iran a entrainé des combattants du Front Polisario basé en Algérie, lesquels sont désormais détenus par les nouvelles forces de sécurité syriennes.
Ces dernières années ont vu un isolement grandissant du Polisario, soutenu par l’Algérie, sur la scène internationale, après que ses intentions belliqueuses ont été dévoilées au monde entier. Ce contexte intervient alors que de nombreux Etats soutiennent l’initiative marocaine d’autonomie de 2007 pour le Sahara occidental, la considérant comme un fondement réaliste et pragmatique pour une résolution politique en accord avec les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le Royaume chérifien a maintes fois mis en garde contre les tentatives de l’Iran de déstabiliser la région en approvisionnant les séparatistes en armes et en drones. Le Maroc a affirmé en outre que le Hezbollah a formé des responsables du Polisario à Masarat, en Algérie, pays qui soutient les séparatistes et assure une protection politique à leurs dirigeants, dans le but de perpétuer ce différend. M.E



