AccueilA LA UNESecucaf 2025 : une semaine réussie pour renouer avec l'âme africaine

Secucaf 2025 : une semaine réussie pour renouer avec l’âme africaine

La deuxième édition de la Semaine culturelle de la conscience africaine (Secucaf) s’est refermée le week-end dernier sur une note vibrante au Palais du Peuple, à Kinshasa. Plus qu’un événement festif, cette semaine a été un puissant manifeste pour la souveraineté culturelle africaine, portée par des voix issues de toutes les sphères de la société congolaise et du continent.

Du 4 au 12 avril, conférences, débats, ateliers, performances artistiques et créations scéniques se sont succédé, dans une démarche résolument tournée vers la réconciliation de l’Afrique avec son histoire, sa mémoire, et surtout, avec elle-même.

« Il s’agit de réveiller les consciences, de transmettre un héritage, et de faire de cette semaine un levier de reconstruction de l’âme africaine », a déclaré Pitchou Matouasilua, initiateur de la Secucaf.

Au cœur des échanges, le combat spirituel et identitaire du prophète Simon Kimbangu a servi de fil conducteur, rappelant l’urgence de préserver la mémoire collective face aux forces d’oubli et d’aliénation.

Cette mémoire a été puissamment incarnée dans la pièce « Natuni yo Kongo », mise en scène par Ornella Pongo, saluée pour sa capacité à raconter le Congo profond à travers les mots, les chants et les gestes.

La clôture de l’événement a aussi été marquée par un hommage à onze personnalités investies dans la défense de la conscience africaine. À travers leurs engagements, ces figures venues des milieux religieux, coutumiers, académiques et citoyens, ont illustré la diversité des chemins par lesquels renaît la fierté d’être Africain.

Parmi eux, le Général Chancelier Matutezulua André et Sa Majesté Mfumu Difima Ntinu ont particulièrement ému l’assemblée.

« Une histoire dont on enlève une seule trace n’est plus la vraie histoire », a affirmé Mfumu Difima, appelant à une vigilance mémorielle.

De son côté, le Secrétaire général à la Culture, Léon Abedi Tshenegwa, a salué cette initiative comme une pierre précieuse dans l’édifice de la résistance culturelle.
Il a en outre, exhorté les lauréats à poursuivre leur œuvre de transmission et d’inspiration, dans l’esprit du Kimbanguisme, fait de résilience, de lumière et de vérité.

Organisée par « Tokanisa Mboka » et l’Union de la jeunesse kimbanguiste, la Secucaf 2025 se veut comme un espace d’ancrage, de dialogue et de transmission. Pour cette édition, un appel a été lancé aux jeunes générations à ne pas seulement hériter du passé, mais à en être les gardiens éveillés.

La rédaction

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