La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a dénoncé avec fermeté l’inaction prolongée des partenaires internationaux face aux violations de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo (RDC) par le Rwanda. Lors d’un briefing spécial diffusé sur la RTNC, elle a qualifié de « silence accablant » l’attitude de la communauté internationale, qu’elle accuse d’avoir permis au Rwanda de piller le Congo pendant des décennies.
Aux côtés du Général-Major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, et du ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, Thérèse Kayikwamba Wagner a dressé un bilan des efforts diplomatiques et militaires déployés par la RDC pour défendre son territoire. Lors de son intervention, elle a critiqué la passivité des nations occidentales, qui prônent les droits de l’homme tout en ignorant les atrocités commises en RDC.
« Nous tenons responsables tous ces États qui, malgré leurs discours sur les droits humains, ferment les yeux sur les violences, les pillages et les violations des droits fondamentaux perpétrés par le Rwanda en RDC », a-t-elle déclaré.
La ministre s’est appuyée sur le rapport récent des experts de l’ONU, qui confirme la présence active de l’armée rwandaise aux côtés du groupe terroriste M23. Ce document révèle une implication directe du Rwanda dans l’occupation illégale de territoires congolais, l’exploitation frauduleuse des ressources naturelles et des campagnes de terreur visant à déplacer les populations locales. Parmi les faits marquants : Près de 4 000 soldats rwandais identifiés sur le sol congolais. L’instauration d’une administration illégale dans les zones occupées. L’exportation illicite de 158 tonnes de coltan vers le Rwanda, générant des revenus estimés à 800 000 USD par mois.
Une campagne d’occupation orchestrée
Pour Thérèse Kayikwamba Wagner, ces actes relèvent d’une stratégie délibérée d’occupation et de pillage, orchestrée par le Rwanda avec des objectifs expansionnistes et économiques. Elle a qualifié les justifications avancées par Kigali de « leurres », affirmant qu’elles ne visent qu’à dissimuler ces intentions.
« Il s’agit d’une campagne de terreur destinée à vider nos terres de leurs habitants pour permettre une exploitation illégale de nos ressources », a-t-elle affirmé, appelant la communauté internationale à sortir de son inaction.
Un appel pressant à des sanctions ciblées
La ministre a exhorté le Conseil de sécurité de l’ONU à adopter des mesures concrètes contre le Rwanda, notamment des sanctions économiques et diplomatiques. Elle a également dénoncé l’injustice que représente le silence persistant des partenaires de la RDC.
« Pourquoi ce silence persiste-t-il face à des preuves aussi accablantes ? Les Congolais méritent de vivre en paix sur leur propre terre », a-t-elle conclu.
Un combat sur tous les fronts
Alors que l’Est de la RDC demeure sous la menace des incursions étrangères, le gouvernement congolais poursuit ses efforts pour mobiliser un soutien international. Face à l’intensification du conflit, Kinshasa demande des actions fortes de la communauté internationale afin de restaurer la paix et protéger l’intégrité de son territoire.
La rédaction



