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La visite du ministre chinois des Affaires étrangères en Afrique, un symbole de stabilité

Par Anthony Moretti | China Daily Global

Si le mois de janvier débute, il est une certitude dans le monde diplomatique : la Chine enverra une délégation en Afrique. En effet, lorsque le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a atterri en Namibie le 6 janvier, première étape d’une tournée dans quatre pays, cela a marqué la 35e année consécutive où un ministre chinois des Affaires étrangères fait de l’Afrique sa première destination internationale de l’année.

Le ministre visitera également la République du Congo, le Tchad et le Nigeria avant de retourner en Chine le 11 janvier. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning, a déclaré que ce voyage de 2025 est crucial, car « le président Xi Jinping a proposé (l’année dernière) que les relations bilatérales entre la Chine et tous les pays africains ayant des liens diplomatiques avec la Chine soient élevées au niveau de relations stratégiques, et que la caractérisation globale des relations sino-africaines soit rehaussée à celle d’une communauté Chine-Afrique à toute épreuve et avec un avenir partagé pour une nouvelle ère. »

Cette régularité de la diplomatie chinoise en Afrique contraste fortement avec le chaos observé dans d’autres parties du monde. Et en 2025, cela devient encore plus remarquable.

Aux États-Unis, un bouleversement politique est imminent avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Les implications de son second mandat sur les affaires intérieures et internationales restent incertaines. Si Trump tient ses promesses électorales, les relations des États-Unis avec la Chine, l’Europe et d’autres régions du monde risquent de se détériorer. Les accords internationaux sur le climat et la santé mondiale pourraient également être remis en question.

Le début de l’année 2025 n’apporte pas uniquement des incertitudes aux États-Unis. Des changements à la tête d’autres nations pourraient redéfinir les politiques mondiales et le commerce international. Par ailleurs, des troubles internes persistent en Corée du Sud après la tentative désastreuse d’un ancien président de déclarer la loi martiale. Dans plusieurs régions du globe, les citoyens continuent d’exprimer leur mécontentement envers leurs dirigeants et la direction prise par leurs nations.

Un contraste saisissant : la Chine en Afrique

Face à ce tumulte mondial, les discussions annuelles qui ont lieu chaque janvier sur le continent africain, en présence de responsables chinois, offrent une stabilité exemplaire.

La visite de cette année arrive à un moment opportun. En 2024, la Chine a organisé avec succès le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine. Lors de cet événement, le président Xi Jinping a rappelé que « l’amitié sino-africaine reste robuste et se renforce à travers les générations, quelles que soient les évolutions du monde. » Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a salué ces liens croissants, notant que « le partenariat de la Chine avec le continent africain est le pilier principal de la coopération Sud-Sud. »

Pendant son séjour en Afrique, Wang Yi devrait consolider les piliers clés de cette coopération, notamment le renforcement de la gouvernance partagée, des réseaux de connaissances et des échanges interpersonnels. En 2024, le Boston University’s Global Development Policy Center a mis en avant les principaux enjeux des relations sino-africaines, soulignant que la Chine peut fournir des enseignements importants à l’Afrique dans sa transition vers une structure énergétique plus respectueuse de l’environnement. Actuellement, 90 % de la consommation énergétique africaine repose sur les combustibles fossiles.

Un commerce en plein essor

Sur le plan économique, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ne cessent de prospérer. En 2023, ces échanges ont dépassé les 280 milliards de dollars, représentant environ 20 % des exportations africaines vers la Chine et 16 % des exportations chinoises vers l’Afrique. Pour stimuler davantage ces relations, la Chine a annoncé la suppression des droits de douane pour 33 pays africains, une mesure qui promet de dynamiser le commerce bilatéral dans les années à venir.

En combinant ces éléments, on peut s’attendre à une série d’annonces positives en provenance des capitales de la Namibie, de la République du Congo, du Tchad et du Nigeria dans les prochains jours. Ces nouvelles devraient être suivies de rapports mettant en lumière des échanges commerciaux encore plus dynamiques et diversifiés entre la Chine et l’Afrique.

Analyse et perspectives

Cette tournée africaine reflète une vision stratégique et cohérente de la diplomatie chinoise, contrastant avec l’incertitude qui prévaut ailleurs dans le monde. Alors que des tensions mondiales persistent, la relation Chine-Afrique s’impose comme un modèle de coopération pragmatique et mutuellement bénéfique.

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