Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a annoncé, le lundi 30 décembre, l’interdiction de diffusion de la chanson « Na cadre ya sentiment » de l’artiste musicien Zik Seigne, alias « Lil Nas », dans tous les médias et réseaux sociaux opérant en République démocratique du Congo ( RDC). Cette mesure a été motivée par des accusations d’obscénité contenues dans les paroles et le clip de la chanson.
» Est interdite de diffusion dans tous les médias et réseaux sociaux opérant en République démocratique du Congo, à dater de la publication du présent communiqué, la nouvelle chanson et le clip de l’artiste musicien congolais Lil Nas « , peut-on lire dans le document officiel publié par le CSAC.
Le communiqué précise également : » Le Procureur général près la Cour de cassation est prié de concourir à la bonne exécution du présent acte, qui entre en vigueur dès sa publication. Il est chargé de poursuivre, conformément à la loi, tous les réfractaires qui contreviendraient à cette interdiction ».
Par ailleurs, l’artiste Zik Seigne est convoqué au siège du CSAC afin de présenter ses moyens de défense en rapport avec les infractions relevées dans son œuvre.
Malgré cette interdiction, la chanson connaît un succès fulgurant sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, où l’audio a cumulé des centaines de milliers de vues. Le clip officiel du single « Na cadre ya sentiment » a été publié le 24 décembre dernier.
En RDC et particulièrement à Kinshasa, la problématique des valeurs se pose avec acuité. Plusieurs jeunes qu’ils soient intellectuels ou non prennent le plaisir, s’enjaillent à écouter, danser au vu et su de tous, des chansons obscènes. Les autorités politiques sont laxistes et certaines décisions prises ressemblent à de l’eau dans le dos d’un canard.
La rédaction



