Le débat sur la révision, ou la modification, de la constitution, qui battait son plein a pris une tournure décisive mercredi dernier, constate « LE MAXIMUM » qui fait allusion au discours du chef de l’état à Kisangani. A l’en croire, cette approche ne vise pas à revoir certaines dispositions réputées intengibles de la constitution, notamment celles relatives à la durée des mandats présidentiels.
Changer ou réviser, le dilemme de Tshisekedi, barre à la Une le journal » OURAGAN « . Tantôt, il parle de la révision constitutionnelle, tantôt de soumettre la question des articles intangibles à la décision du peuple souverain, dont le «oui» à un quelconque référendum conduirait au changement de la Constitution. En d’autres termes, le déverrouillage des articles intangibles est le chemin qui mène à la présidence à vie ou à une rallonge de son mandat deux fois, s’il est encore élu. Le Togo de Faure Gnassingbé fils l’a fait, le Rwanda de Paul Kagame aussi et surtout la Russie de Vladimir Poutine. A se demander si le Congo-Kinshasa ne vire pas lentement et sûrement vers un régime autocratique.
» LE QUOTIDIEN « , estime que le changement de la constitution va totalement changer des choses. Cela suppose que la RDC disposera d’une nouvelle constitution. Par conséquent, le compteur sera remis à zéro. Le Président de la République qui est à son dernier mandat constitutionnel aura la possibilité de se représenter pour un nouveau mandat à la tête du pays. C’est ce que redoute l’opposition politique en accusant Félix Tshisekedi de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son dernier mandat constitutionnel, à travers la démarche de vouloir à tout prix de changer la constitution.
Pour l’opposition, souligne » AFRICANEWS « , il est clair que M. Tshisekedi cherche à se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible.
La Nouvelle société civile et l’opposition politique sont contre Félix Tshisekedi, nous fait savoir » RADIOOKAPI.NET « . Pour le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise, Jonas Tshiomblea, le pays vit sous l’état de siège, ce qui ne permet pas de changer ou modifier la loi fondamentale. Selon Prince Epenge, porte-parole de LAMUKA, l’actuelle Constitution a cimenté l’unité du peuple congolais.
Par ailleurs, poursuit Prince Epenge, citépar « LA PROSPÉRITÉ « , il n’est pas encore temps d’évoquer la modification de la Constitution, d’autant plus que le pays a beaucoup de problèmes à résoudre. Félix Tshisekedi veut changer la Constitution pour s’éterniser au pouvoir. ‘’S’il ose toucher la Constitution, il va rencontrer le
peuple congolais sur son chemin. Cette Constitution n’est pas l’œuvre d’un individu mais de l’ensemble de la population’’, at-il
conclu.
De son côté, Moïse Katumbi, cité par » ACTUALITE.CD « , Félix Tshisekedi a trahi la confiance du peuple.
Le chef de l’opposition, Moïse Katumbi, ajoute » PERFECTION 243 « , estime que Tshisekedi n’était pas préparé à diriger le pays : “Après six ans au pouvoir, il n’est toujours pas prêt à diriger la RDC, et même si on lui laissait 30 ou 40 ans, il ne le serait toujours pas. Katumbi qualifie d’« utopie » toute tentative de modification de la constitution et considère que le véritable problème du pays réside dans la mauvaise gouvernance
Pour sa part Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, joint par » RFI.FR « , se dit confiant, pour l’instant il ne s’agit que d’un projet. Il ajoute qu’en juin, lors d’une rencontre avec le chef de l’État, les évêques l’ont prié d’être prudent, et que le chef de l’État a répondu positivement.
Mon conseil reste que nous devons nous opposer à une telle entreprise dont le but
final est de fragiliser le pays», a écrit hier jeudi, Jean-Claude Katende, président
de l’Association africaine de défense des droits de l’homme, précise » AFRICANEWS « .
Pour » CONGO NOUVEAU « , Tshisekedi veut réveiller les vieux démons. Le trihebdomadaire estime que le discours sensible de Félix Tshisekedi à Kisangani peut réveiller les vieux démons d’autant plus que ce changement de Constitution
pourrait toujours être considéré comme une manœuvre politicienne
Il y a lieu de constater que l’UDPS, dans cette démarche politique, n’associe pas ses sociétaires de l’Union sacrée, constate pour sa part » LA PROSPÉRITÉ « . Aucun débat. Le parti présidentiel semble s’enfermer dans son tour d’ivoire. Chaque parti ou regroupement politique préfère se murer dans un silence assourdissant…
Devant le silence des alliés de Tshisekedi réunis au sein de l’Union sacrée de la Nation, » ECONEWS « , rappelle que s’exprimant lors d’un point de presse co-animé avec le doyen de la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa à l’occasion du 15ème anniversaire de la Constitution de 2006 le jeudi 18 février 2021, le professeur André Mbata, estampillé UDPS, déclarait : «Il suffit de voir comment ceux qui ont ignoré, violé et critiqué cette Constitution la soutiennent aujourd’hui pour s’en rendre compte. Elle n’est pas parfaite, mais elle est la meilleure de l’histoire du pays. C’est la propriété
du peuple congolais… Venant d’un haut cadre de l’UDPS, ces propos prémonitoires
sont le signe indicateur de l’existence au sein-même du parti de Félix Tshisekedi d’une opinion qui n’épouse pas les thèses des révisionnistes.
Le chercheur en droit, Didi Afundi Ndetshala, contacté par » L’AVENIR « , estime que par son discours sur la révision ou changement de la constitution en RDC, le chef de l’État ouvre un débat scientifique intéressant entre doctrinaires ,voire même pour les amoureux de la science, à ce débat de haute portée , à mon avis ceux qui seront invités d’office, sont juriste constitutionalistes en premier, suivis des politologues sans pour autant exclure tout scientifique désireux d’apporter sa contribution pour une meilleure compréhension de la situation que veut traverser la RDC.
Dans le reste de l’actualité. Daniel Safu recouvre sa liberté après six semaines de détention, révèle » OPINION-INFO.CD « . qui précise que l’ancien élu de la circonscription électorale de Mont-amba a été perçu, hier jeudi, dans une paroisse de l’Église catholique, avec certains de ses proches. Il a refusé d’émettre un commentaire sur son arrestation et sa libération.
Nous poursuivons cette revue de presse avec « LA RÉFÉRENCE PLUS « , qui rapporte que Félix Tshisekedi a indemnisé les victimes de la guerre de 6 jours. A cette occasion, indique le journal, 2,5 millions USD ont été remis à l’église catholique de Kisangani.
Toujours à Kisangani, » FORUM DES AS « , nous apprend que la Première Ministre Judith Suminwa va assister ce vendredi à l’inauguration de l’aéroport international de Kisangani Bangboka, récemment modernisé. Pour le journal, cet événement marque une étape significative dans le développement des infrastructures de transport de la province, et est perçu comme un moteur potentiel pour l’économie locale.
Autre chose. Franck Diongo, de héros vivant, à héros zéro, titre » LE MAXIMUM « . Impossible pour cet acteur politique habitué à brailler à tue-tête son soit-disant engagement patriotique d’échapper au couperet de l’histoire dans laquelle il vient de se précipiter étourdiment et qui gardera de lui l’image d’un pantin aux mains dégoulinantes de sang congolais. Sur un coup de tête irréfléchi, l’hebdomadaire estime que Diongo a craché sur la mémoire de ceux aux noms desquels il
prétendait mener son action politique : le leader indépendantiste Patrice Emery Lumumba et le père de la démocratie congolaise.
Hôpital du cinquantenaire, Suminwa met fin au deal avec la firme indienne. Selon » AFRICANEWS » le contrat est résilié. La gestion de l’hôpital du Cinquantenaire pourra, dans six prochains mois, revenir totalement au gouvernement RD-congolais. C’est le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulanda qui l’annonce.
Cette résiliation du contrat de cession explique « LE JOURNAL « , fait suite au rapport de l’Inspection Générale des Finances, dont les conclusions et recommandations après une mission d’évaluation ont révélé des manquements graves de la part de Padiyath Health Care Sarl. Parmi ces manquements figurent le non-versement de l’apport de 40 millions USD, la non-rétrocession de 5% des recettes générées par l’hôpital, la non-réalisation des investissements additifs tels que la construction des centres de cancérologie, de cardiologie interventionnelle et de télémédecine…
Terminons cette revue de presse avec « b » qui dénonce la profanation d’un cimetière dans la province du Lualaba en tirant: Abomination chinoise au Lualaba, Fifi Masuka au banc des accusés. D’après le tabloïd, l’entreprise chinoise Mineral Metal T e c h n o l o g y (MMT) a, en effet, renversé sens dessus dessous un cimetière du village Kambuyi, tombes et croix réduites en graviers.
Aujourd’hui, c ‘est mon anniversaire. Vos souhaits me ferons énormément plaisir.
Tapie Lutunu ( 089 169 48 34)
Tapielutunu@gmail.com



