AccueilA LA UNERevue de presse du lundi 14 octobre 2024

Revue de presse du lundi 14 octobre 2024

L’UDPS officialise son schéma de révision constitutionnelle. Selon  » OURAGAN.CD « , le parti présidentiel a appelé vendredi ses membres à se préparer à “la mise en œuvre du processus de révision de la Constitution”, bien que l’opposition, à de nombreuses reprises, ait mis en garde depuis la réélection de Félix Tshisekedi contre une possible tentative de ce dernier de s’accrocher au pouvoir.

L’UDPS lance sa campagne pour la révision de la constitution, écrit pour sa part,  » RFI.FR « . Augustin Kabuya ne mâche pas ses mots. Il souhaite que chaque structure de l’UDPS s’implique pleinement dans ce qu’il qualifie de mission de « sensibilisation et de conscientisation ». Dans sa circulaire, le secrétaire général ne s’adresse pas uniquement aux cadres provinciaux, mais s’adresse également aux cellules plus petites du parti. Son message : mobiliser la base pour « imprégner aux militants le bien-fondé de la mise en œuvre du processus de révision de la Constitution selon les normes prévues par cette dernière. »

Mais, prévient  » LA TRANSPARENCE‘, il existe un courant politique opposé à cette démarche. Les partisans de ce courant politique, bien que conscients des faiblesses que représente l’actuelle Constitution, ne veulent plus entendre d’une quelconque modification d’un seuliota de la loi fondamentale.

Dans une déclaration parvenue à  » 7SUR7.CD « , samedi dernier, le député national Alphonse Ngoyi Kasanji qualifie la démarche d’Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, de « distraction »visant à détourner l’attention du peuple congolais du  chef de l’État, Félix Tshisekedi, dont le mandat est encore en cours. À l’en croire, ce n’est pas la constitution qui empêche le président de la République de faire des réalisations palpables.

En qualifiant l’actuelle loi fondamentale d’obsolète et rédigée au profit des étrangers, Augustin Kabuya, écrit pour sa part  » ECONEWS « , se met en porte-à-faux avec le combat de son parti en 2015-2016 quand l’opposition menée par la même UDPS avait pris la tête d’une contestation acharnée contre le même projet prêté en son temps à Joseph Kabila, alors président de la République. L’affirmation selon laquelle l’initiative procéderait d’un testament politique de feu Etienne Tshisekedi est un paravent transparent qui cache mal les ambitions totalitaires d’un pouvoir affaibli par de multiples scandales de détournements de fonds publics et de corruption, et aussi par une situation sécuritaire dans l’impasse.

Ce débat sur la révision constitutionnelle fait baser même au sein de l’UDPS, constate  » DEPECHE.CD « . Déo Bizibu, SG intérimaire installé par la Convention démocratique du parti à rejeté la circulaire relative à la campagne de sensibilisation de la révision Constitutionnelle signé par Augustin Kabuya, SG déchu par cette même instance du parti pour notamment défaut de qualité.

Halte à la confusion et à la manipulation en RDC, : ‘’La réforme constitutionnelle n’est pas à l’ordre du jour au niveau du Gouvernement’’, selon Patrick Muyaya, relayé par  » LA PROSPÉRITÉ « . Pour le Ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya Katembwe, la priorité pour le Gouvernement de la République, voltige autour des réponses à donner aux besoins urgents des populations en RDC. Selon lui, aucune initiative n’est envisagée, en tout cas, au niveau de l’Exécutif central, pour occasionner la réforme constitutionnelle.

Après 100 jours passés à la tête du gouvernement, le bilan de Suminwa reste mitigé, estime  » CONGO NOUVEAU « . L’action de la Première ministre en matière sécuritaire, économico-financière et sociale reste en dessous des attentes de la population congolaise qui, pourtant, avait salué la nomination d’une femme à la tête du gouvernement pour la première fois dans l’histoire du Congo.

Justice. Le Procureur Général près la Cour de cassation alerte sur la montée de la
violence dans la Capitale. Dans un courrier adressé aux Procureurs généraux près les cours d’appel de Kinshasa, consulté par « LE SOFT INTERNATIONAL « , Firmin Mvonde ordonne la recherche active des évadés de la prison de Makala.

Certaines sources proches du parquet général près la Cour de cassation ont rapporté à  » RADIOOKAPI.NET « , que l’esprit de la lettre du Procureur général vise des personnes ayant bénéficié de la liberté conditionnelle grâce à un arrêté signé par le ministre de la Justice, Constant Mutamba, depuis plus d’un mois. Ces sources rappellent que pour bénéficier d’une libération conditionnelle, la loi fixe un critérium à remplir notamment avoir été condamné définitivement sans possibilité d’une voie de recours, avoir consommé un quart de sa peine, s’être amendé durant l’emprisonnement et avoir les moyens de survie à la cité pour ne plus récidiver. 

Abordant le sujet, « LA RÉFÉRENCE PLUS « , parle d’un bras de fer entre le parquet général près la Cour de cassation et le ministère de la Justice sur les évasions de Makala. Même si le gouvernement n’a jamais confirmé des cas d’évasion lors de la tentative du 1er septembre 2024, certaines sources sécuritaires et gouvernementales sont d’avis qu’il y a bel et bien eu des évasions. À cela s’est ajouté, selon la correspondance du procureur général près la cour de cassation, ceux qui ont quitté cette prison  » en dehors de tout critère légal ».

A propos du conflit dans l’est de la RDC,  » LA RÉFÉRENCE PLUS « , nous informe que la 5ème réunion ministérielle entre la RDC et le Rwanda, sous la médiation de l’Angola, s’est achevée, dans la nuit de samedi 12 à dimanche 13 octobre, à Luanda. Contrairement à la session précédente, celle-ci s’est déroulée dans un climat plus détendu, les ministres des Affaires étrangères de deux pays ayant fait preuve de plus de conciliation selon des sources de la médiation…

Selon la facilitation angolaise, relayée par  » RFI.FR « , les délégations sont parvenues, à un accord sur la mise en œuvre d’un plan harmonisé de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda, groupe rebelle qui représente l’une des principales préoccupations du Rwanda.

Sous la médiation de de l’Angola, Kinshasa accède à la demande de Kigali de neutraliser les FDLR, titre de son côté  » FORUM DES AS « . Cet accord fait suite aux
tensions récurrentes entre les deux pays depuis plusieurs mois autour de la présence de groupes armés dans l’est de la RDC. Le Rwanda, rappelle le journal, conditionnait jusqu’ici son retrait du soutien au M23 à la neutralisation des FDLR, un groupe armé composé d’anciens militaires et miliciens rwandais, accusé d’être impliqué dans le génocide de 1994 au Rwanda.

Pendant ce temps,  » INFOS27 « , annonce l’assouplissement total de l’état de siège. Selon le journal, Félix Tshisekedi a réitéré la nécessité d’une mise en œuvre complète des mesures d’assouplissement de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du NordKivu, lors du 17è Conseil des ministres. Ces mesures, destinées à faciliter la transition vers une gouvernance civile après des années de lutte contre l’insécurité, visent à restaurer les libertés fondamentales, relancer l’économie locale et rétablir un climat de paix durable dans ces régions fragiles.

Grève des enseignants, Fwamba désamorce la bombe, nous informe  » OURAGAN.CD « . qui nous apprend que les enseignants reprennent bientôt la craie. Leur plaidoyer a trouvé une oreille attentive. Mis au parfum de leurs doléances, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde a vite decanté la situation. Le dossier de leur paie sera transféré ce lundi à la Banque centrale du Congo, révèle le média en ligne.

Pour «  LE QUOTIDIEN « , il n’y aura plus d’année blanche dans le secteur de l’Enseignement primaire technique et professionnel comme le prédisait certaines mauvaises langues.

Tout tourne, cependant, au ralenti alors que la grogne sociale pointe à l’horizon, constate  » LA PROSPÉRITÉ « . En effet, explique le tabloïd, après le compromis entre le gouvernement et le banc syndical des enseignants, c’est au tour des médecins d’agiter l’épouvantail. Les professionnels de la robe blanche annoncent une grève dès demain mardi 15 octobre pour une semaine. Et pour cause : le non-respect des engagements du gouvernement pour améliorer leurs conditions salariales. Ils exigent un minimum de 1.000 dollars.

Pendant la grève, souligne «  LA TEMPÊTE DES TROPIQUES « , seuls les services d’urgence et les banques de sang seront en service. Les consultations externes, opérations non urgentes et hospitalisations seront suspendues. Même les médecins travaillant dans les centres de traitement de la Mpox sont appelés à suivre le mouvement, à l’exception des cadres supérieurs.

On termine cette revue de presse avec cette crise au sein de l’ONATRA. Selon  » CONGO NOUVEAU « , une réunion du conseil d’administration de tous les enjeux est prévue demain, mardi 15 octobre, à l’Office national des transports. Mais, seulement, cette réunion est menacée par la direction générale de cette entreprise dirigée par le DG Martin Lukusa. Pour cause ? Le Conseil d’administration voudrait contrôler, conformément à son règlement intérieur, la megestion et la spoliation du patrimoine
foncier de l’office par le DG Martin Lukusa.

Tapie Lutunu ( 089 169 48 34)
Tapielutunu@gmail.com

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