Depuis le 3 octobre dernier, le gouvernement congolais a réduit le prix du litre de carburant de 3.340 à 2.990,49 francs congolais dans les zones Ouest de la République démocratique du Congo, notamment à Kinshasa. Cette mesure, visant à lutter contre la vie chère, n’a cependant pas eu l’effet escompté sur les tarifs des transports en commun, au grand dam de la population kinoise.
Malgré cette baisse significative du prix du carburant, les usagers des transports en commun de la capitale congolaise constatent avec amertume que le coût de leurs déplacements quotidiens n’a pas diminué.
Au contraire, les prix des courses continuent de fluctuer de manière imprévisible, particulièrement aux heures de pointe. Par exemple, le trajet de Zando à l’UPN peut coûter 2.000 francs congolais le matin, mais doubler pour atteindre 4.000 francs l’après-midi.
« Le gouvernement a réduit le prix du carburant de 3.400 à 2.900 francs congolais, c’est déjà beaucoup, mais malheureusement, sur le prix du transport, rien n’a changé. Nous souffrons tellement pour avoir le transport, c’est vraiment cher. Parfois on nous demande 4.000, 3.500 francs juste pour une course, et même 5.000 francs alors que le prix du carburant a baissé. C’est comme si le gouvernement avait fait cela seulement en faveur des chauffeurs », témoigne un habitant de Kinshasa.
La situation est d’autant plus frustrante que les tarifs semblent arbitraires, variant selon le chauffeur et l’heure de la journée.
« Parfois ils taxent le prix de l’ISP Gombe à quartier 1 à 3.000 francs ou même 2.000 francs, tout dépend du chauffeur et de l’heure. Mais au moment où les policiers viennent les interpeller sur la hausse de prix, ils arrivent parfois à baisser les prix. C’est une situation vraiment compliquée »,rapporte un autre usager.
Face à cette situation alarmante, la population kinoise demande au gouvernement congolais de prendre des mesures sévères à l’encontre des chauffeurs de transport en commun qui augmentent arbitrairement le prix des courses. Les dépenses exorbitantes en transport pèsent lourdement sur le budget des ménages, rendant la vie sociale de plus en plus difficile à Kinshasa.



