Le 23 juillet dernier le monde célébrait la Journée internationale des grands-parents et des personnes âgées, instituée par le Pape François en 2021. Cette date vise à mettre en lumière le rôle important joué par les aînés dans nos sociétés et à prier pour leur bien-être.
En République Démocratique du Congo (RDC), cette journée n’a pas été largement célébrée. Selon Cécile Nkombi, gestionnaire au home de vieillards de Kabinda à Kinshasa, beaucoup de résidents ne la considèrent pas comme leur journée.
« Beaucoup ont été rejetés par leur famille sous prétexte de sorcellerie ou de maladies liées à l’âge. Ici, nous sommes les grands-parents de la société qui les a bannis ».
Bosesilo Bonyoma, lui-même résident, confirme avoir été abandonné par les siens en raison de problèmes personnels.
« J’ai passé trois mois dans la rue avant d’être accueilli ici. La solitude était mon quotidien, jusqu’à trouver refuge et affection auprès des autres résidents. »
Pourtant, comme le rappelle Cécile Nkombi, « les personnes âgées sont une bibliothèque vivante pour les jeunes. Leur expérience nous apprend beaucoup. » C’est pourquoi le thème choisi cette année par le Pape, « Dans ma vieillesse, ne m’abandonne pas »,prend tout son sens dans le contexte congolais où le rejet des anciens demeure une réalité.
Face à ce constat, la Journée mondiale est donc l’occasion de réfléchir aux conditions de vie des personnes âgées en RDC et aux moyens de mieux les soutenir et les valoriser au sein de la société.
La Rédaction



