Un bras de fer est en train de naître à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC) autour de l’élection du bureau définitif. Le groupe parlementaire de l’Union sacrée, la majorité présidentielle, menace en effet de destituer le bureau provisoire dirigé par Christophe Mboso s’il ne publie pas rapidement un nouveau calendrier électoral.
L’élection du bureau définitif, qui devait se tenir le 8 mai, a été reportée sine die en raison de la tenue d’élections locales fin avril-début mai. Mais plus d’une semaine après, aucun nouveau calendrier n’a été communiqué. Dans une lettre adressée aux députés de l’Union sacrée, Didier Kamundu déplore ce qu’il qualifie de « léthargie » et près d’un mois de chômage parlementaire alors que le pays a besoin d’avancer.
Un autre député, Samuel Yumba, a renchéri en accusant Christophe Mboso de modifier de façon « arbitraire » le calendrier. Il lui a donné un ultimatum de 48 heures pour débloquer la situation et permettre l’élection du bureau définitif, faute de quoi le bureau provisoire serait destitué.
Cette menace de destitution marque un durcissement de ton au sein de la majorité parlementaire, qui s’impatiente face aux atermoiements du bureau provisoire. Reste à voir si Christophe Mboso répondra dans les délais à cette injonction, sous peine de voir sa direction provisoire de l’Assemblée nationale remise en cause.
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