Le ministère de la Culture, arts et patrimoine a annoncé avec « une profonde tristesse » le décès de Chéri Chérin, de son vrai nom Joseph Kinkonda, reconnu comme l’un des plus grands maîtres de la peinture contemporaine en République démocratique du Congo.
Artiste emblématique de la scène kinoise, Chéri Chérin a marqué de son empreinte le paysage artistique national et international grâce à une œuvre foisonnante, colorée, engagée et profondément enracinée dans la réalité sociale du Congo.
« Son génie a laissé des toiles qui sont de véritables chroniques de la vie, de l’humour et de l’âme kinoise », a souligné le communiqué du ministère.
À travers son regard satirique, critique mais toujours empreint d’humanisme, Chéri Chérin a su raconter le quotidien, les luttes, les espoirs et l’énergie de son peuple.
Ses peintures, souvent comparées à des récits visuels, ont transcendé les frontières de l’art pour devenir une mémoire vivante de la société congolaise.
Reconnu pour son style narratif unique, mêlant couleurs vives, compositions denses et messages forts, il faisait partie du mouvement des peintres populaires de Kinshasa, aux côtés d’artistes comme Chéri Samba ou Moké.
« Chéri Chérin laisse derrière lui un héritage de couleurs et de récits qui continuera d’éduquer, d’inspirer et d’émerveiller », a poursuivi le ministère, qui a présenté ses condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à toute la communauté artistique congolaise.
L’annonce de sa disparition a suscité une vive émotion parmi les artistes, les critiques et les amateurs d’art en RDC et au-delà. Son œuvre, déjà présente dans de nombreuses collections privées et musées internationaux, continuera de témoigner de son talent et de sa vision du monde.
La rédaction



