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Jeudi saint à St François de Sales: Le Cardinal Fridolin Ambongo souligne la portée de l’eucharistie, du sacerdoce et du commandement de l’amour

La signification de l’eucharistie, du sacerdoce et le commandant de l’amour ont été passés au peigne fin par le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu lors de son homélie à l’occasion de la messe vespérale de Jeudi saint, le 17 avril. Pas que ça, le respect du Tabernacle, des lieux saints au moment où des inciviques s’adonnent à profaner des lieux sacrés, a été également épinglé.Cette célébration eucharistique s’est déroulée dans la paroisse Saint François de Sales de Kintambo, cernée de fidèles qui ont pris d’assaut le temple et la cour paroissiale. L’ Évangile de Jésus-Christ selon St Jean 13, 1-15, le livre d’Exode, la 1ère lettre de Saint Paul aux Corinthiens ont constitué la charpente de la prédication.

La paroisse octogénaire (du haut de ses 87 ans ) a été de bout en bout inondée non pas d’eau en ce mois d’avril réputé pluvieux en RDC mais de monde. Pour se tailler une place, ici il fallait arriver à l’heure c’est-à-dire à 18h voire avant l’heure d’autant plus pour la circonstance le dicton  » Avant l’heure, ce n’est pas l’heure » a été une exception qui confirme la règle.

C’est sur le  » Lelo Esengo » comprenez
 » Aujourd’hui est un jour de joie », un chant entonné avec vivacité par la chorale Lisanga vêtue de blanc et arborant des gilets sur fonds d’une belle prestation tout au long de la messe, que le Cardinal Fridolin Ambongo, prêtres, ministres extraordinaires de la communion  » Nkumu », lecteurs, acolytes et joueuses ont fait la procession devant une Assemblée en liesse.

Décortiquant la 1ère lecture, le prélat catholique a fait mention du sang de l’agneau qui représentait le sacrement, le signe du salut.

« Chaque famille devrait tuer une bête, un agneau. On mangeait debout, comme un pèlerin sur fond d’une longue marche vers le désert. C’est ce repas qui a donné la force au peuple d’Israël de marcher pendant 40 ans jusqu’à Canan. C’est en signe d’amour de Dieu pour son peuple que chaque année, dans l’ancien temps, quon devrait tuer une bête pascaline.
Le sang de l’agneau était le sacrement, le signe du salut. Toutes les maisons étaient protégées par Dieu. D’où faire le repas pascal, c’est ce qu’on appelle la fête pascale ».

L’EUCHARISTIE, LE SACREMENT DES SACREMENTS

Dorénavant, c’est le Christ qui sauve et non plus l’agneau. L’ on mange le corps du Christ et l’on boit son sang. En outre, le Cardinal a rappelé que l’Eucharistie c’est la crème des crèmes des sacrements dans l’église catholique.

« Dans la deuxième lecture, Saint Paul dans sa 1ère lettre aux Corinthiens rapelle que désormais c’est le sang du Christ qui nous sauve et non plus de l’agneau comme dans l’ancien temps. Jésus-Christ est
le véritable agneau pascal, l’agneau du salut du monde. On consomme désormais le corps et le sang du Christ.


Avant d’être immolé à la Croix, Jésus institue le mémorial de sa mort. Vendredi saint, c’est le jour de l’immolation du Christ. Mais Jeudi saint, il leur donne sa dernière volonté, l’institution de l’Eucharistie.Nous consommons le corps et le sang du Christ, comme signe de l’amour de Dieu qui a consacré son fils pour notre salut, la libération du monde. C’est considéré comme le sommet de tous les sacrements, l’eucharistie » , a-t-il martelé.

LA PRÉSENCE RÉELLE DU CHRIST AU TABERNACLE

Et d’ajouter :

« Dans le tabernacle, le Christ est réellement présent. Puis qu’il est présent dans l’Eucharistie. La 1ère conséquence, c’est que le chrétien doit faire de tout son possible pour être digne, en communion avec le Christ. C’est l’occasion pour nous de réfléchir en âme et conscience pourquoi nous ne communions pas ou plus. Cet empêchement est il au delà de nos capacités pour pouvoir communier. Celui qui mange du corps et boit du sang du Christ aura la vie éternelle « , a-t-il martelé d’un ton interpellateur.

VIVEMENT LE RESPECT DES LIEUX SAINTS

Cet oint de Dieu en appelle également au respect de l’église, des lieux saints.

« Deuxième conséquence : Jésus est réellement présent dans l’Eucharistie. Cela signifie partout où il y a la sainte communion, la méditation, l’adoration, un chrétien doit développer une attitude de respect, vénération. L’ église est particulièrement le lieu saint, le tabernacle c’est le saint des saints ».

Concernant le commandement de l’amour, le Cardinal voudrait que l’on puisse voir l’autre non pas comme un objet de prédation mais un alter ego ( un autre moi-même).

 » Aimez vous les uns et les autres, celui qui aime devient le serviteur des autres, d’où le lavement des pieds. Quand on aime, on est prêt à servir, l’autre n’est pas vu comme objet de prédation mais un alter ego, besoin de mon assistance, la loi de l’amour. Jésus dans sa dernière volonté, il résume tout en amour pour Dieu, ses frères et sœurs. Celui qui aime n’a pas besoin d’un code pour se comporter dans la société. À travers cet amour de lavement des pieds, le Christ fait allusion au service de désintéressement des autres.Ce geste ne doit pas s’épuiser dans le rite de ce soir, chacun doit le vivre au quotidien en famille, dans la société », a-t-il conclu.

UNE RIBAMBELLE DE VIVRES EN OFFRANDE ET LA BÉNÉDICTION DES INSTRUMENTS PIMPANTS NEUFS

Des vivres ont été donnés en offrande au prélat catholique pour nourrir les différents séminaires et les noviciats des soeurs d’autant plus que Rome n’envoie plus de subvention, il y a belle lurette. Cerise sur le gâteau, une vache a été offerte au Cardinal par les fidèles de la paroisse mère du doyenné portant le même nom.
En outre, le curé de la paroisse, l’abbé Romain Nyanga a saisi la balle au bond pour que l’ Archevêque métropolitain de Kinshasa bénisse de nouveaux instruments devant servir à l’animation de différentes messes et autres activités.

Il sied de noter que la cérémonie de lavement de pied a été de mise. À titre symbolique, 12 fidèles se sont vus laver les pieds comme le veut la tradition notamment l’Annonciateur Michael Bila et la vice-présidente de la Commission des jeunes, Elya Ngendi et à la fin de cette célébration eucharistique, a eu lieu l’adoration.

Le Jeudi saint est un jour de haute facture dans la foi chrétienne. C’est le jour où les catholiques célèbrent l’institution de l’Eucharistie et du sacerdoce. C’est aussi le jour où Jésus a donné le commandement de s’ aimer les uns les autres comme il nous a aimés.

Cette messe a connu la participation de plusieurs prêtres entre autres respectivement le curé et le vicaire de la paroisse Saint François de Sales, l’abbé Romain Nyanga, l’abbé André Bakula; l’abbé Destin Basonga, l’abbé Kamotolo alias  » Kamos » pour ne citer que ceux-ci.

Signalons également la présence remarquable du président des CEVB ( au nombre de 16), Théo Ntolo et du président de la Commission des jeunes, Kevin Kabudji, la présidente du Joyeusat, Anastasie Mbudila dit  » maman Anna ; le président de la Commission sociale et médias, Charly Mayala, la présidente de la Commission Justice et Paix, Alpha Mwamba, le président du groupe Acolyat, Godé Musau y compris la dirigeante Pascaline Kiala de la chorale Lisanga, qui fêtait exceptionnellement son anniversaire de naissance.

La dernière fois que le Cardinal Fridolin Ambongo a célébré une messe à Saint François de Sales, c’était le dimanche 10 septembre 2023 à l’occasion du 85è anniversaire de cette paroisse nichée à un jet de pierre du stade Vélodrome. C’était sous l’abbé Aimé Lusambu.

Nesta Kisadila

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