L’armée affirme avoir déjoué un coup d’Etat à Kinshasa. Selon « RADIOOKAPI.NET », le porte-parole de l’armée congolaise, le général de brigade Sylvain Ekenge, a annoncé, dans un bref message diffusé à la télévision publique, que les FARDC ont déjoué un coup d’Etat hier dimanche.
Le coup de force a impliqué des Congolais et étrangers, lesquels ont été rapidement mis hors d’état de nuire, a annoncé le général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole de l’armée, relayé par « OURAGAN.CD ».
De son côté, « JEUNEAFRQUE.NET », signale que la tentative de coup d’État a été « étouffée dans l’œuf ». Des tirs, ajoute le magazine panafricain, ont retenti dans la nuit du 18 au 19 mai près du palais de la Nation, siège de la présidence de Félix Tshisekedi.
Après la tentative de déstabilisation des institutions de la République, le chef milicien Christian Malanga a été abattu et plusieurs de ses hommes ont été maîtrisés par les FARDC, révèle pour sa part « MÉDIA CONGO ».
Une information que la rédaction de « POLITICO.CD », a pu confirmer grâce à une photo de la dépouille de l’homme que l’on pouvait voir sur la vidéo au moment de l’intervention de ce groupe au Palais de la Nation.
« FORUM DES AS » s’intéresse au bilan qui fait état de 4 décès dont deux gardes de Vital Kamerhe, et de 40 arrestations.
Pour sa part, « 7SUR7 CD », rappelle que dans la matinée, des tirs ont retenti aux alentours de la résidence de Vital Kamerhe, VPM en charge de l’Économie. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montre aussi un groupe de personnes en tenue militaire et armées, mené par l’activiste de la diaspora Christian Malanga, au Palais de la Nation.
Sur son compte X, consulté par « RADIOOKAPI.NET », l’ambassadrice des Etats-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, promet de coopérer avec les autorités congolaises en cas d’implication des citoyens américains dans l’attaque de la résidence de vital Kamerhe et du Palais de la nation.
Place maintenant aux analyses des professionnels des médias.
D’abord, « AFRIKARABIA », « coup d’Etat ou coup d’éclat ? L’attaque du Palais de la nation pose surtout de nombreuses questions. Tout d’abord sur la stratégie des assaillants, qui semblait voué à l’échec. La petite cinquantaine d’hommes n’a pas vraiment ciblé des sites stratégiques comme la télévision nationale (RTNC), L’aéroport, ou les camps militaires de la capitale, Mais plutôt des symboles du pouvoir comme la résidence de Vital Kamerhe ou le Palais de la Nation.
Coup d’Etat contre Tshisekedi ? Et pourquoi avoir visé d’abord Vital Kamerhe, se demande de son côté « AFRICANEWS » ! Au stade actuel, on ne peut avoir des réponses aux questions qui se posent tant qu’aucune version des faits ne tient la route, les enquêtes étant en cours.
Tentative de coup d’état au palais de la nation, Kinshasa a-t-elle souffert d’une défaillance des renseignements ? C’est la question que se pose « CONGO NOUVEAU ». Comment est-ce Christian Malanga et son fils sont entés à Kinshasa avec des tenues et des armes de guerre ? Où se trouvaient les éléments des FARDC et/ou de la police nationale pendant que les hommes de Christian Malanga échangeaient des tirs pendant près d’une heure avec les éléments de la garde de Vital Kamerhe ? Surtout, comment ces hommes armés ont-ils franchi les entrées du Palais de la Nation et s’y installé ? Pour le trihebdomadaire, ces questions devraient interpeller le chef de l’Etat Congolais, Félix-Antoine Tshisekedi.
Dans le reste de l’actualité. Le présidium de la plateforme Union sacrée de la Nation a échangé samedi dernier, avec les responsables des regroupement politiques membres de cette plateforme. Selon Modeste Bahati, cité par « RADIOOKAPI.NET », le ticket sera dévoilé au public après validation du Chef de l’Etat.
À l’issue de la réunion du Présidium, souligne « ACTUALITÉ.CD », le poids de chaque formation politique a été déterminé.
Initialement prévue samedi dernier, l’élection de membres du bureau définitif de l’Assemblée nationale est reportée à une date ultérieure. Selon « ACTU30.CD », cette décision est intervenue à l’issue d’une rencontre, vendredi dernier entre les élus nationaux de l’Union sacrée et le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi Tshilombo, à la cité de l’Union africaine.
Pour décanter la tension suscitée par ce scrutin, souligne « RADIOOKAPI.NET », Félix Tshisekedi s’est entretenu avec 406 députés nationaux et une quarantaine de chefs de regroupements politiques de l’union sacrée, qui constituent la majorité parlementaire à la chambre basse du parlement.
Tapie LUTUNU ( 089 169 48 34)



