Lors de son allocution à l’Université de Kinshasa (Unikin) pour le lancement du premier cours de chinois, l’ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin, a mis en avant l’importance des échanges culturels entre les deux nations. Dans un discours riche en symboles, il a notamment évoqué la force de la musique congolaise et cité des figures emblématiques telles que Werrason, Gims, Youssoupha, Chily et Damso.
Un hommage qui n’est pas anodin : la Chine, par sa diplomatie culturelle, entend renforcer les liens avec la RDC au-delà des relations économiques et politiques. La reconnaissance de l’influence des artistes congolais à travers le monde témoigne de l’admiration qu’inspire la scène musicale du pays.
Le poids de la culture congolaise sur la scène internationale
Le fait que Werrason figure dans la liste des artistes mentionnés par l’ambassadeur démontre l’impact considérable de la musique congolaise à l’échelle mondiale. Véritable légende de la rumba et du ndombolo, le leader de Wenge Musica Maison Mère incarne une culture vibrante qui transcende les frontières.
M. Zhao Bin n’a pas manqué de saluer cette richesse en affirmant : « La RDC possède une civilisation splendide. De nombreux talents émergent dans les domaines de la culture et de l’art. Je sais que la RDC est le pays des popstars, dont je connais certains noms, comme Werrason, Gims, Youssoupha, Chily et Damso. » a-t-il fait savoir.
En citant également des artistes de la diaspora congolaise, il souligne la force d’influence du pays dans le paysage musical international.
Un centre culturel pour célébrer l’art et la musique
L’ambassadeur a aussi rappelé l’inauguration, en décembre dernier, du Centre culturel et artistique pour les pays de l’Afrique centrale, un don du gouvernement chinois. Avec ses deux théâtres d’une capacité totale de 2800 places, ce centre offre désormais un cadre propice aux grandes manifestations culturelles en RDC.
Cette initiative traduit la volonté de la Chine de promouvoir les échanges culturels et d’accompagner la RDC dans la mise en valeur de son patrimoine artistique.
« Si la culture et l’art sont le pont entre les cœurs, la langue, quant à elle, est le facilitateur clé pour des échanges culturels. » a souligné Zhao Bin.
La langue comme passerelle vers une coopération renforcée
Avec l’introduction du chinois à l’Unikin et l’expansion de l’Institut Confucius, la RDC se dote d’un nouvel outil d’ouverture sur la Chine, facilitant ainsi les échanges dans divers domaines.
L’hommage rendu à Werrason et à la culture musicale congolaise n’est pas qu’un simple clin d’œil, il s’inscrit dans une dynamique plus large où l’art devient un vecteur puissant d’unité et de rapprochement entre nations. L’avenir des relations sino-congolaises semble donc résolument tourné vers une coopération où la culture jouera un rôle central.
La rédaction



