Une session de formation sur l’éthique, la déontologie, la procédure disciplinaire et la lutte contre la corruption a débuté ce lundi 17 mars 2025 à Kinshasa. Organisée par le Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), cette formation d’une semaine vise à renforcer les capacités des magistrats civils et militaires afin d’améliorer l’intégrité du système judiciaire congolais.
L’ouverture officielle a été présidée par Télésphore Kilima Nduba, Secrétaire permanent du CSM. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la vulgarisation du guide pratique de procédure disciplinaire, dont la version actualisée a été publiée en 2024.
Dans son allocution, Télésphore Kilima Nduba a souligné l’importance de cette formation, en rappelant la vision du Chef de l’État :
«La justice élèvera notre nation. Le bureau du Conseil supérieur de la magistrature, sous la présidence de Dieudonné Kamuleta Badibanga, estime essentiel de renforcer les magistrats en éthique, déontologie et procédure disciplinaire. Nous voulons qu’après cette formation, les mentalités évoluent, que les anti-valeurs disparaissent, et que les magistrats deviennent des acteurs de justice intègres et disciplinés», a-t-il fait savoir.

Il a également insisté sur la nécessité de lutter contre la corruption, un fléau qui gangrène le système judiciaire. Selon le Baromètre global de la corruption, 68 % des juges et officiers du ministère public étaient considérés comme corrompus en 2024, un chiffre alarmant.
«Le Conseil supérieur de la magistrature organise cet atelier pour rappeler les règles fondamentales que vous êtes censés connaître. L’image de la magistrature est au plus bas, et seule une prise de conscience collective permettra de la restaurer», a-t-il ajouté.
Au total, cinquante magistrats civils et militaires participent à cette formation. Elle intervient dans un contexte où la lutte contre la corruption reste un défi majeur pour la justice congolaise. Le CSM espère que les acquis de cette session seront appliqués sur le terrain pour garantir une justice plus crédible et accessible à tous.
La rédaction



