Attendus dans la capitale angolaise ce mardi pour des pourparlers avec la délégation envoyée par Félix Tshisekedi, les rebelles du M23 ont finalement annulé leur venue, selon un haut cadre du mouvement, contacté par » JEUNEAFRIQUE.COM « .
Dans un communiqué parvenu à la rédaction de » LEPOUVOIRDUPEUPLE.COM « , l’AFC/M23 s’indigne du fait que ces mesures punitives rendent impossible la tenue des pourparlers tant attendus. Une posture qu’elle qualifie d’incompréhensible, équivoque et ambiguë, qui ne ferait que conforter le président Félix Tshisekedi dans une politique belliciste.
Kigali empêche le M23 de se rendre à Luanda, souligne » LA PROSPÉRITÉ « , qui affirme que c’est un véritable camouflet pour la médiation Angolaise investie de la casquette de la présidence en exercice de l’Union africaine pour initier, pour la première fois, des contacts directs entre Kinshasa et le M23.
Comme Kagame avant le dernier round de Luanda avec Tshisekedi, rappelle de son côté » OURAGAN « , le M23 se rétracte aussi, avançant des prétextes que la société civile du Nord et Sud-Kivu rejette en bloc.
Hormis la décision de l’AFC/M23 de ne plus se rendre à Luanda, il y a un tas d’équivoques à lever, indique pour sa part » LE PHARE « . S’agissant du gouvernement congolais, on laisse entendre qu’il allait s’en tenir à deux préalables, à savoir le respect du Processus de Nairobi et de la Résolution 2773, qui prévoient un cessez-le-feu immédiat, le retrait sans condition des troupes rwandaises et rebelles du territoire congolais, le désarmement, la démobilisation et le cantonnement des combattants du M23…
Outre cela, le gouvernement avait aussi posé trois conditions avant le début des pourparlers ce mardi, révèle » LE JOURNAL « . Pour Kinshasa, aucun condamné par la justice ne sera admis à la table des discussions; un cessez-le-feu clair et sans ambiguïté et le retrait immédiat des
forces rwandaises et des combattants de l’AFC-M23 des zones occupées, lesquelles devraient être placées sous le contrôle de la MONUSCO.
Pour » FORUM DES AS « , les espoirs de parvenir à un accord de paix entre la coalition Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) et le gouvernement de la RDC semblent déjà compromis avant même le démarrage des négociations, ce mardi 18
mars.
Malgré le refus catégorique de la rébellion de l’AFC/M23, la partie congolaise, écrit » LA PERCÉE « , annonce qu’elle acceptera sans condition l’invitation de l’Angola au dialogue de Luanda, qui portera sur le rétablissement de la paix dans l’est du pays.
De son côté, » E-JOURNAL « , nous signale que JP Bemba a été désigné chef de la délégation du gouvernement
congolais aux pourparlers de Luanda avec l’AFC. Mars, il sera secondé par Prof Boshab Evariste et Prof Mbata.
Entre-temps, les opposants sont sceptiques sur le format des négociations constate » OURAGAN « . Ces leaders des différents courants de l’opposition, sentant leur mise à l’écart programmé des discussions de Luanda, ont bondi. De concert, ils ont poussé d’une seule voix: « Oui au dialogue », rejoignant le refrain devenu coutumier des chefs religieux congolais. Seul le dialogue inclusif résoudrait le problème congolais, conclut le tabloïd.
Pour Denis Mukwege, le dialogue direct entre Kinshasa et le M23 constitue une erreur de diagnostic majeur. Dans une déclaration parvenue hier lundi à » MEDIACONGO « , le Prix Nobel de la paix 2018, explique que le conflit armé en RDC est caractérisé par sa forte dimension internationale avec l’intervention directe du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi, et l’implication de la SADC et de l’EAC.
De son côté, le Parti de Kabund conditionne toute négociation au retrait de l’armée rwandaise. Selon l’A.Ch de Jean-Marc Kabund, relayée par » 7SUR7.CD « , la configuration actuelle de ces négociations affaiblirait la position diplomatique de la RDC, en contradiction avec les processus de Luanda et de Nairobi qui ont appelé au retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.
Au sujet justement des sanctions de l’Union européenne évoquées au début de cette revue de presse, » LA RÉFÉRENCE PLUS « , nous informe que des chefs civils, militaires congolais et rwandais et une entité, sanctionnés par l’Union européenne. Il s’agit de chefs politiques et militaires mais aussi de « personnes responsables de
trafics illégaux « , tous liés à l’offensive du groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda, dans l’Est de la RDC.
En dépit de plusieurs chefs militaires rwandais et des dirigeants du groupe rebelle M23, les sanctions, renchérit » LA PROSPÉRITÉ « , ont touché le point focal du pouvoir de Kigali avec Francis Kamanzi, DG de l’Office rwandais des mines, du pétrole et du gaz, pour son rôle dans le trafic illicite de minerais congolais…
Ce geste sans précédent, souligne » INFOS27 « , marque un tournant : la complaisance qui entourait Paul Kagame et son régime s’effrite, laissant place à une reconnaissance claire de son rôle dans l’instabilité régionale et la tragédie humanitaire en cours.
Le Gouvernement a salué les sanctions prises par l’Union européenne. Dans un communiqué parvenu ce mardi à » RADIOOKAPI.NET « , le Porte-parole de l’exécutif national, Patrick Muyaya indique que les sanctions imposées par l’Union européenne constituent une première étape importante dans la lutte contre le pillage des richesses minières de la RDC par le Rwanda.
Pendant ce temps, » FORUM DES AS ‘, rappelle que la campagne nationale « Congolais Telema » se poursuit dans la province du Kwilu, avec un passage remarqué de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, hier lundi à Kikwit. Face à une foule acquise à sa cause, la cheffe du Gouvernement a lancé un appel à l’unité et à la résilience du peuple congolais face à
l’agression rwandaise.
Tapie Lutunu ( 089 169 48 34)
Tapielutunu@gmail.com



