Réunis en sommet extraordinaire le 20 novembre 2024 à Harare, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont décidé de prolonger d’une année le mandat de leur mission militaire en République démocratique du Congo (SAMIDRC).
Cette décision intervient dans un contexte marqué par une détérioration continue de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la RDC, malgré l’instauration d’un cessez-le-feu le 4 août 2024. Les dirigeants ont fermement condamné les violations persistantes de cette trêve et appelé toutes les parties à respecter leurs engagements.
Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, actuel président en exercice de la SADC, a souligné l’importance de cette mission, déclarant que « le peuple congolais mérite de vivre dans la paix et le développement ». Les États membres ont réaffirmé leur solidarité avec la RDC en vertu du Pacte de défense mutuelle de la SADC, considérant toute attaque contre un membre comme une menace pour l’ensemble de la région.
La SAMIDRC, qui opère aux côtés de l’armée congolaise et bénéficie du soutien de la MONUSCO, a été saluée pour son engagement et ses sacrifices dans la recherche de la stabilité. Le sommet a également appelé à une meilleure coordination entre les acteurs régionaux, l’Union africaine et les Nations Unies pour une résolution durable du conflit.
Cette prolongation de mandat traduit la détermination de la SADC à contribuer à la résolution de la crise dans l’est de la RDC, où les tensions persistent notamment avec l’implication du groupe M23 et les accusations portées contre le Rwanda.
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