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Kinshasa: Delly Sesanga brutalisé puis relâché lors d’une manifestation contre le changement de la Constitution

Le président national d’Envol, Delly Sesanga a été interpellé, brutalisé par la Police nationale congolaise (PNC), le jeudi 14 novembre, lors d’une manifestation au cours de laquelle il distribuait des tracts contre le projet de changement de la Constitution du 18 février 2006. Les Forces de l’ordre qui tentaient de disperser la foule et de bloquer l’avancée des manifestants, ont finalement embarqué l’opposant sur l’avenue Victoire. Il a été ensuite acheminé au poste de police de la Funa dans la commune de Kalamu avant d’être relâché.

L’ initiative du changement de la Constitution par l’Union pour la démocratie et le progrès social ( UDPS) est contrecarrée au niveau de l’opposition congolaise qui ne veut pas qu’un seul article de la loi fondamentale ne soit touché.

Envol sur fond du  » Sursaut national » a été sur terrain. Mais la Police a dispersé les manifestants en usant des gaz lacrymogènes.

LES FORCES DU PROGRÈS ENTRENT EN DANSE

Par ailleurs, les Forces du Progrès qui se revendiquent de « l’UDPS » ont attaqué, molesté et mis la main sur certains cadres,militants et sympathisants d’Envol qui ont répondu présent à cet appel, atteste un cadre de ce parti d’opposition.

« Nous sommes dans quel pays? Les Forces du Progrès ont semé la désolation. C’est une sorte de milice au profit du pouvoir en place. Elle fait la loi au vu et au su de la Police. Manifester est un droit fondamental garantit par la Constitution du 18 février 2006. La peur a changé de camp, nous allons nous battre au prix de sacrifices pour que la loi suprême du pays ne soit pas touchée. L’ UDPS et ses alliés veulent se maintenir au pouvoir. J’ai perdu mon sac, mon argent tout ça parce que je dis non à tout tripatouillage de la Constitution. Le combat est loin d’être terminé d’ailleurs il ne vient que de commencer et nous restons aux aguets « , a révélé, Danny Ndungidi.

Ce mouvement de protestation s’inscrit dans une série d’actions planifiées par divers acteurs politiques, figures de la Société civile et leaders de Mouvements citoyens qui dénoncent fermement toute tentative de changement de la Constitution.

DANS LA LIGNÉE DES ACTIONS DE GRANDE ENVERGURE

L’ opposition et certaines structures de la Société civile font front commun pour barrer la route à tout changement de la Constitution du 18 février 2006 et un troisième mandat de suite du président Félix-Antoine Tshisekedi. Un mouvement estampillé : » Appel au sursaut patriotique » a été mis sur pied, le samedi 9 novembre dernier à Kinshasa, dans l’enceinte de la paroisse Notre Dame de Fatima de la Gombe.

Delly Sesanga, Alternative 2028 d’Ados Ndombasi, Alain Bolondjwa, Jean-Claude Katende de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), Bernadette Tokwawulu, la sœur de feu Rossy Tshimanga, le frère de feu Thérèse Kapangala à savoir, Jean-Claude Kapangala, les activistes de la Lutte pour le changement (Lucha), Jacky Ndala du Mouvement de Réveil de prise de conscience (MRPC) et autres mettent un cadenas synonyme de verrou à la Constitution.

Pour ce faire, des actions d’envergure sont projetées sur l’ensemble du territoire national et au niveau de la diaspora, dont un meeting prévu le 16 décembre prochain. Ce, en mémoire du référendum du 18 et 19 décembre 2005.

Pour ce Mouvement, en annonçant le 23 octobre 2024 depuis Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, sa volonté de changer la Constitution, « Félix-Antoine Tshisekedi a manqué à son devoir et montré son mépris de l’intérêt général dans la conduite des affaires de l’État. Briser le pacte de la stabilité républicaine pour s’octroyer un troisième mandat à la tête du pays et se maintenir au pouvoir à vie est une initiative hasardeuse, dont l’unique bénéfice du personnel « , a-t-il martelé.

À Kisangani, le Chef de l’État a exprimé son vœu de toucher la Constitution. Pour lui, la loi suprême a été conçue par les étrangers et en dehors du pays. Elle a des faiblesses et d’où sa revisitation pour s’adapter aux réalités du Congo.

Pour sa part, le SG de l’UDPS, Augustin Kabuya en réaction à cette manif, mobilise la base du parti présidentiel pour soutenir le changement de la loi des lois.
Ce rendez-vous politique aura lieu le samedi 16 novembre à Kinshasa. Kabuya lors d’une sortie médiatique, récemment a vu en la Constitution une  » malédiction » pour le peuple congolais.

Batok’s

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