La grève des médecins dans des hôpitaux publics est effective, depuis le mardi 15 octobre sur fond d’un service minimum. Ce mouvement est décrété pour fustiger les promesses non tenues par le Gouvernement national sur l’amélioration du traitement salarial. Le Secrétaire exécutif provincial du Syndicat national des médecins (Synamed), Patrick Boloko May, a également évoqué le statut de certains de de leurs collègues de service, qui sont qualifiés comme déserteurs ou même décédés, alors qu’ils continuent de travailler. Pire, plusieurs sont bloqués dans des grades inférieurs malgré leurs promotions.
« Nous interpellons le Gouvernement de la République et demandons au président de la République de résoudre ce problème en faisant un effort pour que les jeunes médecins puissent obtenir un minimum. Avec 1.000 dollars, cela résoudrait beaucoup de problèmes. Nous avons déposé un cahier des charges, et il y a des médecins injustement bloqués, qualifiés de déserteurs ou même de décédés alors qu’ils travaillent. Certains médecins travaillent sans prime ni salaire. D’autres ont été nommés à des grades supérieurs, mais sont payés depuis des années à des grades inférieurs. Voilà un résumé des revendications des médecins. Les médecins en ont marre, il est temps que le Gouvernement nous prenne en charge, » a indiqué Patrick Boloko May, Secrétaire Exécutif Provincial du Synamed Kinshasa.
Le docteur Boloko, a tiré la sonnette d’alarme sur la fuite des talents vers l’étranger.
« Combien de médecins quittent le pays aujourd’hui, parce qu’ils trouvent mieux ailleurs ? Ce sont des talents qui s’en vont, et on risque de ne plus avoir de médecins capables de prendre en charge la population congolaise. Nous demandons au Gouvernement « , a-t-il prévenu.
LES MÉDECINS IMPLIQUÉS DANS LA RIPOSTE DU MPOX CONCERNÉS
Malgré la grève, le Synamed garantit un service minimum.Il s’agit entre autres des sorties anticipées des patients hospitalisés, de l’accélération des soins postopératoires, la suspension des actes programmés, et l’interruption des consultations externes. Seuls les services d’urgence et les banques de sang resteront pleinement opérationnels.
Les médecins impliqués dans la riposte contre l’épidémie de Mpox sont également appelés à respecter ce mouvement, à l’exception des cadres tels que les directeurs médicaux ou les coordonnateurs de programmes. La fin de la grève dépendra de la réactivité de l’Exécutif national
Une réunion d’évaluation est prévue le mardi 22 octobre prochain. En cas d’inaction, le Synamed menace d’organiser des sit-in ou d’adopter une grève sèche, amplifiant ainsi la pression sur les autorités.
C’est lors de l’Assemblée générale extraordinaire du samedi 12 octobre dernier que les professionnels soignants affiliés au Synamed ont décidé de décréter une grève d’une semaine sous forme d’un service minimum.
Batok’s



