L’ aérodrome de Mulonde dans le territoire de Pweto cristallise les débats. Le gouverneur honoraire de l’ex-Grand Katanga, Moïse Katumbi a affirmé qu’il est question de la réhabilitation de la piste. En revanche, les services de sécurité doutent des dires de l’ opposant et font allusion à une main noire.
» J’ai entrepris la réhabilitation d’une vieille piste qui existait déjà dans les années 70 à Mulonde dans le territoire de Pweto.Pour votre information, il s’agit d’une vieille qui servira non seulement la région et ses villages environnants, mais également à faciliter l’évacuation des patients vers Lubumbashi, suite à un centre de santé à Mulonde. Cette initiative est d’autant plus nécessaire en raison de l’état de dégradation avancée de la route desservant le territoire de Pweto. Je tiens également à préciser que cette piste sera gracieusement transférée à l’administration compétente, à savoir la Régie des voies aériennes, conformément à ce que nous avons déjà réalisé par le passé pour Pweto », a écrit Moïse Katumbi au Directeur de l’Autorité de l’aéronautique et de l’Aviation civile, dans sa demande d’atterrissage, le 26 septembre dernier.
Pour les services de sécurité, le président d’Ensemble pour la République a une autre idée dans la tête. Il aurait des accointances avec des ennemis de la République, notamment la connexion avec la République du Congo, dans l’autre rive.
La loi prévoit une amende de deux cents à cinq cents millions de francs congolais pour toute personne qui construit, modifie ou exploite un aérodrome sans le quitus au préalable du ministre ayant l’aviation civile dans ses attitudes.
« Est puni de servitude pénale de cinq à dix ans et d’une amende deux cents millions à cinq cents millions de francs congolais, quiconque construit, modifie ou exploite un aérodrome sans autorisation préalable du ministre ayant l’aviation civile dans ses attributions.Sans préjudice de la saisie de l’aéronef ayant atterri sur ledit aérodrome, les mêmes peines prévues à l’alinéa précédent s’appliquent à tout exploitant d’aéronef qui desserte un aérodrome construit, modifié ou exploité sans autorisation préalable du ministre ayant l’aviation civile dans ses attributions », renseigne le texte sur des infractions relatives aux aérodromes.
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