Une tentative d’évasion survenue le 2 septembre 2024 à la prison centrale de Makala, située dans la commune de Selembao au sud de Kinshasa, a conduit à une mobilisation rapide de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).
Le mercredi 4 septembre 2024, une délégation de la MONUSCO, dirigée par Vivian Van de Perre, représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU pour la protection et les opérations, a rencontré la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. L’objectif de cette rencontre était de proposer une assistance sanitaire et psychosociale aux détenus de Makala, en particulier aux victimes de la récente tentative d’évasion.
Lors de cet entretien, Mme Van de Perre a exprimé les condoléances de la MONUSCO suite aux pertes en vies humaines et aux blessures subies lors de l’incident. Elle a déclaré : « Nous sommes profondément attristés par la perte des vies humaines et par les blessures subies par les détenus. Nos pensées vont aux familles des victimes en cette période difficile et douloureuse. »
La MONUSCO a annoncé son intention d’apporter une assistance sanitaire d’urgence et un soutien immédiat aux victimes de cette tentative d’évasion, avec une attention particulière portée aux femmes détenues. Des kits de prévention des maladies seront distribués dans le cadre de cette initiative.
Il est important de noter que cette démarche vise spécifiquement à prendre en charge les détenus ayant subi des traumatismes, notamment les femmes victimes de violences sexuelles lors de la tentative d’évasion.
La MONUSCO a salué l’engagement de la Première ministre pour la sécurité nationale. De son côté, le gouvernement congolais a déjà initié des actions dans le cadre de son Programme d’Action Gouvernementale (PAG 2024-2028) pour améliorer la sécurité et les conditions de détention dans les prisons du pays.
Cette collaboration entre la MONUSCO et le gouvernement congolais s’inscrit dans une démarche plus large visant à renforcer le système pénitentiaire en RDC et à garantir des conditions de détention plus humaines.



