La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a lancé dernièrement à Kananga l’atelier d’élaboration de la stratégie de pérennisation des acquis du projet « Prévention et réponse holistique aux violences basées sur le genre (VBG) ».
Soutenu par l’agence coréenne KOICA, ce projet permettra une prise en charge nationale durable de la protection des femmes et des filles en RDC.
Devant les partenaires techniques et financiers, la ministre a salué un partenariat exemplaire entre le gouvernement congolais, la République de Corée et le Système des Nations Unies.

Elle a insisté sur la nécessité d’assurer la continuité des actions alors que le financement extérieur arrive à son terme.
« Nous ne sommes plus au stade de nous plaindre, mais plutôt de mettre en place des mécanismes nécessaires pour faire face à ce fléau », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que les violences basées sur le genre constituent un frein majeur au développement et à l’autonomisation des femmes.
Au cœur de cette stratégie figurent les Centres intégrés des services multisectoriels (CISM), désormais encadrés par le décret de février 2023. Ces structures assurent une prise en charge globale des survivantes.
La ministre a par ailleurs, annoncé la signature des arrêtés fixant leur règlement intérieur ainsi que la mise en place du Comité national de coordination (CNC), tandis que la désignation des animateurs est en cours.
Cette initiative, dit-elle, rentre dans la vision du président Félix Antoine Tshisekedi, désigné Champion africain de la masculinité positive, et mise en œuvre par le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
L’action du ministère s’articule notamment autour du renforcement des politiques sectorielles, avec l’ambition de capitaliser les acquis de l’expérience de Kananga pour les étendre à d’autres provinces, notamment Kinshasa et le Sud-Kivu.
L’enjeu est désormais de transformer les résultats de ce projet pilote en un système pérenne, capable de protéger durablement les femmes et les filles, même après le retrait des partenaires internationaux.
T. Basilubo



