Une conférence nationale consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre du Protocole de Maputo en République démocratique du Congo s’est tenue du 3 au 5 mars à Kinshasa, sous la direction du ministère du Genre, Famille et Enfant, réunissant experts, partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile.
Ces assises ont permis d’évaluer les avancées enregistrées dans l’application de cet instrument juridique africain consacré à la promotion et à la protection des droits des femmes, tout en identifiant les défis qui subsistent.
La ministre du Genre, représentée lors de la cérémonie de clôture par son conseiller juridique, Mathieu Kitanga, a insisté sur la nécessité de passer des engagements théoriques à des actions concrètes.
« Le Protocole de Maputo ne doit pas rester un texte de principe. Il doit devenir un véritable instrument de protection pour chaque femme et chaque fille en RDC », a-t-il déclaré au nom de la ministre.
Selon les organisateurs, cette conférence s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au système de santé sexuelle et reproductive, visant à renforcer la coordination entre les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Protocole de Maputo.
Les participants ont salué certaines avancées réalisées dans le pays, notamment dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ainsi que dans les initiatives visant l’autonomisation économique des femmes.Toutefois, plusieurs défis persistent, notamment l’accès encore inégal aux services de santé sexuelle et reproductive pour de nombreuses femmes et jeunes filles.
Pour Paulin Kund Kaboy, point focal du projet, cette rencontre a permis de renforcer la synergie entre les différents acteurs.
« Cette conférence nous a permis de consolider la coordination entre les partenaires et les institutions nationales afin d’honorer les engagements pris par la RDC en matière de droits des femmes », a-t-il indiqué.
Au cours de ces travaux, la secrétaire générale au Genre, Esther Kamwanya, a également échangé avec des filles scolarisées vivant avec un handicap, dans une démarche visant à promouvoir leur inclusion dans les politiques publiques.Selon les intervenants, la prise en compte des besoins spécifiques des filles vivant avec un handicap demeure essentielle pour garantir une véritable égalité des chances.
« L’inclusion des filles vivant avec un handicap dans les politiques publiques est essentielle pour bâtir une société plus équitable et inclusive », a affirmé Mathieu Kitanga.
Clôturant les travaux au nom de la ministre du Genre, celui-ci a salué la qualité des recommandations formulées par les participants, estimant qu’elles devraient servir de base pour accélérer la mise en œuvre effective du Protocole de Maputo en RDC.
La rédaction



