(Ministère du Genre)
Le ministère du Genre, Famille et Enfant a lancé hier vendredi 27 février un appel à la mobilisation nationale à l’occasion de la marche citoyenne «Marchons pour Elles, Marchons pour l’Est», prévue le dimanche 1er mars 2026 à Kinshasa.
Initiée par la ministre Micheline Ombae Kalama, cette manifestation vise à exprimer la solidarité de la nation congolaise envers les femmes et les populations de l’Est du pays, confrontées à l’insécurité et aux souffrances liées aux conflits armés.
Selon un communiqué de la Cellule de communication du ministère, l’événement se veut le point de départ d’un élan collectif visant à transformer l’indignation en action, la compassion en engagement, et la solidarité en mouvement.
Cette initiative entend créer un lien symbolique entre la capitale et les provinces orientales meurtries. « Marchons pour Elles, Marchons pour l’Est» est présentée comme une déclaration d’unité et un serment citoyen établissant un pont invisible mais puissant reliant Kinshasa aux collines meurtries du Kivu.
Dans son message, la ministre Micheline Ombae Kalama explique la portée de cette démarche : « Nous marcherons pour porter la voix de celles qui souffrent en silence. Nous marcherons pour honorer la force inébranlable de nos mères. Nous marcherons pour briser l’isolement de nos frères et sœurs de l’Est».
Les objectifs de la marche
Les organisateurs justifient cette mobilisation par trois motivations principales.
La première est la solidarité nationale. «Aucune Congolaise ne doit se sentir abandonnée sur la terre de ses ancêtres», a affirmé le communiqué, soulignant la nécessité de manifester concrètement le soutien de toute la nation aux populations de l’Est.
La deuxième motivation concerne la santé publique. La marche est présentée comme un acte de vitalité collective, l’occasion pour la population de se rassembler dans un mouvement porteur de résilience.
La troisième raison tient à l’engagement citoyen en faveur des droits des femmes. Le ministère a rappelé que ces droits ne sont pas des promesses abstraites mais des conquêtes collectives qui nécessitent la détermination et l’unité de tous.
Les participants sont invités à revêtir du blanc, couleur symbolisant la paix et l’espérance. L’objectif est de former une marée humaine, une vague de fraternité, une marche de dignité dans les rues de la capitale.
« Que Kinshasa batte au rythme d’un même cœur. Que nos pas résonnent comme un message, la femme congolaise n’est pas seule. L’Est n’est pas oublié. La Nation est debout», a conclu le message ministériel.
Le rendez-vous est donné pour ce dimanche 1er mars, à l’aube du mois dédié à la femme, pour une marche qui se veut à la fois un témoignage de soutien et une affirmation de l’unité nationale face aux défis sécuritaires et humanitaires que traverse l’Est du pays.
La rédaction
