8 mars en RDC : Micheline Ombae appelle à transcender les clivages politiques

8 mars en RDC : Micheline Ombae appelle à transcender les clivages politiques

La ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Micheline Ombae Kalama, a procédé dimanche au Stade Tata Raphaël de Kinshasa au lancement officiel du mois dédié aux droits des femmes en RDC.

Organisée à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, cette cérémonie a rassemblé plusieurs figures éminentes de la scène politique et sociale congolaise, parmi lesquelles la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi, conférant ainsi à l’événement une portée institutionnelle singulière.

Dans son discours, la ministre Micheline Ombae a souligné que la présence de ces deux femmes aux responsabilités élevées de l’État témoigne de la détermination des institutions congolaises à favoriser l’implication féminine dans la gouvernance et l’ensemble des sphères de la vie nationale. Elle a également rappelé que cette dynamique s’inscrit dans la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, salué en sa qualité de champion de la masculinité positive.

Placée sous le thème national « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles en RDC », l’édition 2026 ambitionne d’impulser une amélioration concrète des conditions de vie des femmes, notamment par le biais de leur indépendance économique.

« L’autonomisation des femmes dépasse le simple cadre d’un indicateur de développement, elle représente un impératif de dignité. Je plaide pour une traduction effective des avancées législatives en opportunités tangibles pour les Congolaises », a déclaré la ministre.

La membre du gouvernement a également évoqué la situation sécuritaire préoccupante qui prévaut dans l’Est de la RDC, rappelant que les femmes y demeurent les premières victimes des violences perpétrées dans le contexte des conflits armés.

Point d’orgue de cette manifestation, Micheline Ombae a exhorté à l’unité nationale, invitant l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à surmonter leurs divergences pour œuvrer collectivement à la préservation de la dignité féminine.

« La dignité de la femme ne saurait être l’objet de divisions ni de frontières politiques. Nos droits ignorent les couleurs et les appartenances partisanes », a-t-elle lancé.

Au-delà de la portée symbolique de cette journée, l’exécutif entend faire du mois de mars un cadre propice à des actions concrètes en faveur des femmes, avec pour ambition de convertir les engagements politiques en progrès socio-économiques significatifs pour les Congolaises, tant en milieu urbain que rural.

La rédaction

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