8 mars : l’ONU réaffirme son engagement envers la protection des droits des femmes en RDC
Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et Coordonnateur résident du système des Nations unies, Bruno Lemarquis, a réaffirmé l’engagement de l’ONU en faveur de la promotion et de la protection des droits des femmes, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars de chaque année.
Dans un message publié vendredi à cette occasion, il a souligné que l’édition 2026, placée sous le thème mondial : « Droits.
, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles », rappelle que l’égalité entre les sexes constitue un droit fondamental et un pilier essentiel pour une paix durable.
« La Journée internationale des droits des femmes 2026 nous rappelle avec force que l’égalité constitue à la fois un droit inaliénable et un fondement indispensable à toute paix durable », a déclaré M. Lemarquis.
En RDC, le gouvernement et ses partenaires, dont le Système des Nations unies, ont retenu pour cette célébration nationale le thème « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et filles ».
Selon le Coordonnateur résident, ce thème trouve un écho particulier dans un pays où les femmes et les filles continuent de subir les conséquences des conflits armés, des violences et des inégalités structurelles.
« En ce jour, je souhaite réaffirmer avec la plus grande clarté, les droits des femmes ne sauraient être négociés ni relativisés. Ils doivent être respectés, protégés et pleinement réalisés, partout et pour toutes », a-t-il affirmé.
Il a toutefois déploré que de nombreuses femmes et filles restent confrontées aux violences basées sur le genre, aux discriminations ainsi qu’à des obstacles persistants dans l’accès à la justice et aux opportunités économiques.
« Dans un contexte marqué par l’insécurité et l’impunité, garantir leurs droits relève d’un impératif moral, juridique et politique », a-t-il ajouté.
Appui aux institutions et lutte contre l’impunité
Dans son message, M. Lemarquis a rappelé que le système des Nations unies accompagne les efforts du gouvernement congolais pour transformer les droits des femmes en réalités concrètes.
Cet appui concerne notamment le renforcement de la Commission nationale des droits de l’homme dans la documentation et le suivi des cas de violences basées sur le genre, ainsi que la prise en charge multisectorielle des survivantes, incluant l’accès à la justice, aux soins médicaux, au soutien psychosocial et à la réinsertion socio-économique.
Il a également cité l’appui aux cliniques juridiques et aux audiences foraines, qui ont permis de juger et condamner plusieurs auteurs de violences sexuelles, contribuant ainsi à la lutte contre l’impunité.
L’autonomisation économique au cœur de l’action
Le responsable onusien a également mis en avant les efforts visant à renforcer l’autonomisation économique des femmes, particulièrement dans les zones affectées par les crises humanitaires, les déplacements de populations et l’insécurité alimentaire.
Selon lui, plus de 100.000 femmes ont déjà bénéficié de formations aux techniques agricoles améliorées, afin d’accroître leur productivité et leur capacité d’adaptation face aux chocs climatiques et sécuritaires.
Par ailleurs, plus de 10.000 associations villageoises d’épargne et de crédit permettent aujourd’hui aux femmes d’accéder à l’épargne, au crédit et à l’investissement productif, tout en soutenant la mise en œuvre de la stratégie nationale pour l’autonomisation économique des femmes dans l’agriculture.
Le système des Nations unies maintient également une politique de tolérance zéro face aux violences basées sur le genre.
« Agir aujourd’hui pour les droits des femmes et des filles, c’est reconnaître notre responsabilité collective. C’est renforcer la justice sociale, transformer les normes et promouvoir des politiques inclusives », a souligné M. Lemarquis.
A cette occasion, il a appelé l’ensemble des acteurs, gouvernement, partenaires, société civile et communautés, à poursuivre les efforts pour garantir que chaque femme et chaque fille puisse vivre dans la dignité, la sécurité et l’égalité.
« En cette Journée internationale des droits des femmes, renouvelons notre engagement commun. Aucune femme, aucune fille ne doit être laissée pour compte », a-t-il conclu.
La rédaction
