Ali Khamenei, tué lors d’une frappe israélo-américaine: qui était le guide suprême de la République islamique d’Iran?
Il a trouvé sa mort le 28 février à l’âge de 86 ans.
Il est né le 17 juillet 1939 à Machhad, dans une famille de dignitaires religieux chiites. Très tôt proche de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, il rejoint l’opposition religieuse au régime pro-américain du chah Mohammad Reza Pahlavi, ce qui lui vaut plusieurs arrestations, des mois de prison et l’exil.
Actif durant la révolution de 1978–1979, Khamenei devient l’une des figures de proue du nouveau régime:
imam de la prière du vendredi à Téhéran, député, membre du Haut conseil de défense et cofondateur du Parti de la République islamique.
En 1981, en pleine guerre Iran–Irak, il est élu troisième Président de l’Iran, poste qu’il occupe jusqu’en 1989.
Après la mort de Khomeini, le 4 juin 1989, l’Assemblée des experts le désigne guide suprême de la Révolution islamique, faisant de lui l’arbitre ultime de la vie politique, militaire et religieuse du pays.
Polyglotte, auteur et traducteur, il reste pendant plus de trois décennies la figure centrale du système iranien, tout en cultivant une image d’ascétisme et de rigueur.
Marié et père de six enfants, il laisse derrière lui un pouvoir ébranlé par son assassinat, mais déterminé à venger sa mort: les Gardiens de la révolution ont d’ores et déjà annoncé une vaste offensive, tandis que l’État a décrété quarante jours de deuil national.
