Kinshasa, 19 janvier 2026 (ACP).- Le ‘‘nkovi’’, communément appelé chou portugais, demeure un mets traditionnel très consommé au sein de la communauté Bakongo, notamment à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, où il est apprécié pour sa saveur et sa valeur nutritive, a appris l’ACP lundi auprès d’une tenancière de restaurant, lors d’un entretien.
« C’est un plat que nous préparons depuis longtemps. Chez nous, le nkovi est incontournable, surtout quand il est accompagné de la chikwangue. Ce plat est prisé et apprécié pour sa saveur et sa valeur nutritive », a indiqué Grâce Monzia, tenancière d’un restaurant à Kinshasa.
Selon elle, la préparation du ‘‘nkovi’’ débute par le lavage soigneux des feuilles, lesquelles sont ensuite découpées finement avant d’être mises au feu dans une casserole sans ajout d’eau, afin de leur permettre de libérer leur propre jus et de s’attendrir naturellement.
« Après, on ajoute soit l’huile de palme soit l’huile végétale, selon le choix, puis les épices. La pâte d’arachide est mise en grande quantité et on laisse bien mijoter », a-t-elle expliqué.
Mme Monzia a précisé que des poissons fumés ou toute autre source de protéines peuvent être ajoutés avant la poursuite de la cuisson jusqu’à l’obtention d’une sauce très épaisse. La durée moyenne de cuisson est estimée à environ quarante-cinq minutes.
« Le nkovi se consomme avec plusieurs accompagnements tels que le riz, le fufu, le pain ou les bananes plantain. Toutefois, chez les Bakongo, la chikwangue demeure l’accompagnement privilégié, faisant de ce plat une spécialité culinaire propre à cette communauté », a-t-elle conclu.
ACP/C.L.
