À la veille de cette rentrée scolaire, le gouvernement congolais a pris des mesures fortes afin de garantir une reprise paisible des activités scolaires, en dépit de la montée des tensions observée dans le secteur éducatif, notamment les inquiétudes dues aux retards de paiement signalés par certains enseignants.
Face à cette problématique, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué une action concertée pour désamorcer cette crise, en instruisant la ministre d’État à l’Éducation nationale et à la nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, et le vice-premier ministre chargé de la fonction publique, Jean-Pierre Lihau, d’engager une séance de travail tripartite.
Cette rencontre a réuni les experts sectoriels, les syndicats des enseignants ainsi que les opérateurs de paie.
Ces assises stratégiques ont permis de mettre en lumière l’origine du problème des retards de paiement, d’autant plus que l’État avait effectivement décaissé l’ensemble des fonds destinés aux paiements des enseignants pour l’année 2025.
Les retards constatés sont dus à des défaillances opérationnelles dans l’exécution de la paie.
Au terme de cette concertation, le gouvernement congolais a ordonné aux opérateurs de paie concernés de solder sans délai les arriérés et primes dès cette semaine du 5 janvier 2026.
Une volonté politique saluée par l’intersyndicale de l’Éducation nationale, qui réaffirme la poursuite du dialogue social jusqu’au règlement définitif des dysfonctionnements identifiés, tout en appelant les enseignants à reprendre le chemin de l’école.
Corinne Mabondo
