Semaine mondiale de l’allaitement maternel 2025 en RDC: l’allaitement maternel exclusif, garantie de la première vaccination naturelle de l’enfant

Semaine mondiale de l’allaitement maternel 2025 en RDC: l’allaitement maternel exclusif, garantie de la première vaccination naturelle de l’enfant

La Semaine mondiale de l’allaitement maternel a été lancée le vendredi 22 août 2025 au CHU Renaissance (ex-Mama Yemo) à Kinshasa par le ministère de la Santé publique, hygiène et prévention sociale.

Célébrée cette année sous le thème « Prioriser l’allaitement : créer des systèmes de soutien durable », cette semaine constitue un appel à la mobilisation collective pour soutenir les mères et promouvoir l’allaitement maternel exclusif, reconnu comme un pilier de la santé publique.

Dans son intervention, le représentant du ministre Romain Muboyayi, a rappelé que l’allaitement ne doit pas être considéré uniquement comme un choix individuel, mais comme une responsabilité partagée.

« Promouvoir l’allaitement maternel, c’est garantir la première vaccination naturelle de l’enfant, prévenir la malnutrition chronique et poser les bases du développement du capital humain », a-t-il déclaré, invitant les employeurs, leaders communautaires, pères, médias et société civile à créer autour des mères des réseaux de soutien durable.

Une situation nutritionnelle préoccupante

Selon Bruno Bindamba, Directeur national du Programme national de nutrition (Pronanut), la RDC fait face à un problème nutritionnel chronique avec 47,9 % des enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition chronique (près de 10 millions) et 7,8 % touchés par la malnutrition aiguë (environ 5 millions).

Il a rappelé que l’allaitement maternel demeure un atout majeur pour inverser cette tendance.

« L’allaitement n’est pas un simple geste de nutrition. C’est un acte vital qui protège l’enfant contre les maladies, réduit la mortalité et contribue même à la lutte contre la pauvreté. Il représente également un geste écologique durable face aux défis climatiques actuels », a-t-il affirmé.

Unicef et OMS pour le renforcement des conditions favorables

Représentant les partenaires techniques et financiers, Dr John Agbor (Unicef) a salué le taux d’allaitement maternel exclusif de 59,6 %, supérieur à la norme mondiale de 50 %, mais a noté qu’environ 40 % des bébés échappent encore à cette pratique.

« La généralisation de l’allaitement exclusif pourrait sauver jusqu’à 27.000 vies de nourrissons chaque année en RDC », a-t-il indiqué.

De son côté, Dr Djenny Kakesa Makwisa, qui a représenté l’OMS à cette activité, a insisté sur la nécessité d’un meilleur accompagnement des mères dans les milieux professionnels.

« Les employeurs doivent adapter leurs pratiques, notamment en matière de congé de maternité, pour permettre aux femmes d’allaiter de manière optimale », a-t-elle recommandé.

Le CHU Renaissance en hôte engagé

Pour Al Kitenge, Directeur général du CHU Renaissance, accueillir cet événement est un honneur.

« Promouvoir l’allaitement ne se limite pas à des actions ponctuelles. C’est un choix collectif et durable qui place la mère et l’enfant au cœur des priorités », a-t-il affirmé.

Selon le Pronanut, qui a organisé cette activité en collaboration avec le ministère de la Santé et sous le haut patronage de la Première ministre, plusieurs activités de sensibilisation, de plaidoyer et de mobilisation communautaire sont prévues dans le cadre de la SMAM 2025.

La rédaction.

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