A Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, l’activité maraîchère occupe de nombreuses personnes et joue un rôle important sur le plan économique et alimentaire. Ce constat a été fait le mercredi 17 avril dernier à Selembao.
En effet, dans les alentours de la prison centrale de Makala, plusieurs hommes et femmes cultivent des légumes sur de petites parcelles situées le long du mur d’enceinte de l’établissement pénitentiaire. Ils produisent tomates, salades, oignons, carottes et autres légumes qu’ils vendent ensuite sur les marchés locaux de Selembao.
Grâce à ce travail, ils parviennent à subvenir aux besoins élémentaires de leurs familles. C’est le cas de Grâce Luviluka, maraîcher expérimenté qui cultive une douzaine de légumes différents sur un champ de 5 plates-bandes. Il explique pouvoir payer la scolarité de ses enfants et assurer les dépenses quotidiennes grâce aux revenus tirés de son activité.

Après 13 ans de pratique, il livre ses secrets de production: l’utilisation de fumier pour fertiliser les sols, le sarclage régulier des parcelles et l’arrosage quotidien. Ces techniques simples permettent d’obtenir de bonnes récoltes. Il encourage les jeunes sans emploi à se lancer dans cette profession qui a permis à de nombreuses familles de subsister décemment.
C’est à l’âge de 13 ans que j’ai commencé ce boulot, je connais donc plusieurs techniques pour avoir plus de bénéfices sur ce que je fais, grâce à ce champs je sais payer la scolarité de mes enfants, prendre ma femme et moi-même en charge. Avec l’expérience que j’ai dans la pratique de ce métier, je peux vous partager trois secrets.

En première position, c’est avoir d’abord le fumier pour rendre la terre fertile, le fumier peut venir de légumes décomposés, de n’importe quelles feuilles fermentées… En deuxième position vous avez le sarclage et le troisième secret c’est l’arrosage à chaque fois. Ce sont les 3 Secrets de la bonne production de la plupart des légumes. Je peux conclure en disant que si vous êtes jeune sans emploi, n’ayez pas honte de faire ce boulot. Nous autres, avons plusieurs bons souvenirs grâce à ce métier. »
Néanmoins, ces maraîchers restent confrontés à certaines difficultés comme l’éloignement des lieux d’approvisionnement en fumier ou les coûts croissants des semences sur le marché. Malgré tout, l’activité maraîchère demeure une source importante d’emplois et de productions alimentaires dans la capitale congolaise.
La Rédaction
